Les trottinettes et vélos en libre-service devront disparaître des rues de Bruxelles d’ici le 1er septembre
Les trottinettes et vélos en libre-service et en flotte libre, couverts par les licences annulées mercredi par le Conseil d’Etat, devront avoir disparu de l’espace public de la capitale d’ici le 1er septembre prochain, a annoncé jeudi Bruxelles Mobilité.
Le Conseil d’Etat a annulé mercredi les décisions d’octroi de licences de cyclopartage actuellement en vigueur à Bruxelles. La haute instance avait été saisie d’un recours introduit par la multinationale Lime, évincée du marché à Bruxelles. Motif invoqué pour l’annulation: “Ces décisions violent la loi du 29 juillet 1991 relative à la motivation formelle des actes administratifs et se fondent sur un appel à candidatures qui s’appuie sur un arrêté du 13 juillet 2023 dont plusieurs dispositions sont elles-mêmes illégales”.
Pour le reste, l’arrêt rejette les demandes de maintien des effets des licences en cours. La Région l’avait demandé notamment parce qu’elle a décidé d’interdire à partir de janvier prochain la mise à disposition de trottinettes partagées.
Bruxelles Mobilité a confirmé jeudi que cet arrêt ne remettait pas en cause la décision du gouvernement bruxellois d’interdire les trottinettes électriques en libre-service dès le 1er janvier prochain pour divers motifs de sécurité. Le Conseil d’Etat s’est d’ailleurs refusé à trancher sur des mesures pour l’avenir.
S’agissant des vélos partagés, l’arrêt ne remet pas non plus en cause l’offre de Villo!, reposant sur un réseau de stations fixes, et dont la concession actuelle, exploitée par JC Decaux, arrive à échéance en septembre prochain. Celle-ci a été prolongée sur décision du gouvernement bruxellois jusqu’en septembre 2028, afin de maintenir une offre de vélos en libre-service durant la transition vers un nouveau système, toujours à stations fixes.
Une période transitoire jusqu’au 1er septembre
“La Région de Bruxelles-Capitale prend acte de l’arrêt rendu par le Conseil d’État et veillera à en assurer l’exécution. Bruxelles Mobilité envoie dès à présent un courrier officiel aux opérateurs concernés afin de leur demander de retirer de l’espace public les véhicules couverts par les licences annulées”, a précisé l’opérateur public bruxellois de la mobilité dans une communication à l’agence Belga.
Se disant consciente de la période estivale et des contraintes opérationnelles, la Région prévoit “une période transitoire permettant aux opérateurs d’organiser le retrait de leurs flottes. L’objectif est que l’ensemble des véhicules concernés, qu’il s’agisse des trottinettes ou des vélos en libre-service en flotte libre, aient disparu de l’espace public bruxellois au plus tard pour le 1er septembre 2026”, ajoute Bruxelles Mobilité.
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Parallèlement, Bruxelles Mobilité invite l’ensemble des opérateurs du secteur à une réunion de concertation à la mi-août afin d’examiner les conséquences de l’arrêt du Conseil d’État et d’échanger sur les suites éventuelles.
Belga – Photo : BX1