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La police accusée de violences: “Quand on met le contexte on peut expliquer les choses, même s’il faut pouvoir se remettre en question”

Si le secteur de l’enseignement dénonce ce lundi les réactions policières de ces derniers jours envers des mineurs, le monde politique réagit également, mais pas de la même manière. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS) défend les forces de l’ordre et appelle “à contextualiser les images même s’il faut pouvoir se remettre en question“. D’autres vont jusqu’à préconiser des camps de redressement pour les casseurs.

Reportage de Romuald La Morté et Charles Carpreau

Une enquête va être ouverte”, a annoncé le porte-parole du bourgmestre de Bruxelles samedi après la diffusion, sur les réseaux sociaux, de séquences montrant des policiers arborant un symbole interdit et tenant des propos déplacés lors des manifestations à Bruxelles. Plusieurs photos et extraits vidéos ont circulé à la suite des manifestations des enseignants et étudiants qui ont eu lieu ces derniers jours dans la capitale. L’une des compilations montre notamment un policier afficher le symbole Deus Vult (“Dieu le veut”, renvoyant aux Croisades) sur son équipement, un autre policier en train de fumer un cigare, et d’autres proférer des insultes

“Chaque fois qu’une manifestation tourne mal, c’est un échec. Je l’assume. Dès le début, il y a eu de la casse; donc oui, nous devions intervenir même si je comprends que ce sont des moyens impressionnants”, a toutefois défendu Philippe Close en soulignant que les images, dont celles d’un policier arborant un symbole interdit ou tenant des propos homophobes, “ne sont pas encore complètement authentifiées”.

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“L’ordre public, c’est un travail difficile. Aujourd’hui, il faut débriefer et analyser les images avec sang froid, méthode et détermination”, a-t-il ajouté. Et si l’enquête demandée par la Ville montre qu’il y a eu dérapages, il y aura des sanctions “pouvant aller jusqu’au renvoi”. “Je suis convaincu que l’immense majorité des gens savent exprimer leur colère avec dignité et que l’immense majorité des policiers travaillent correctement”, a conclu Philippe Close.

Jeudi, 15 individus ont été arrêtés : 14 judiciairement et un administrativement. Vendredi, la police a fait état d’une centaine d’interpellations à Bruxelles, dont une dizaine d’arrestations judiciaires, après de nouveaux rassemblements près de la Gare centrale. Selon la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles, des feux, des dégradations, des jets de projectiles et des tirs de feux d’artifice ont été constatés.

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