Commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois : le rapporteur N-VA se désiste lui aussi
“Je refuse de continuer à collaborer à ce simulacre de commission”, a déclaré l’élu d’opposition.
Le parlement bruxellois mène depuis plusieurs semaines des auditions sur les soupçons d’irrégularités au sein de cette société de logement social d’Anderlecht, tels qu’allégués dans un reportage du magazine Pano de la VRT. La commission d’enquête a vu le jour après de nombreuses querelles entre les partis de la majorité. Sous la pression du PS, qui compte dans ses rangs la figure centrale de cette affaire, le président du Foyer anderlecthois Lotfi Mostefa, la commission doit boucler ses travaux d’ici le 21 juillet.
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En conséquence, elle se réunit parfois jusqu’à six jours par semaine, souvent pendant 10 à 12 heures d’affilée, alors que les députés sont également censés passer au crible une montagne de documents.
Pour Gilles Verstraeten, la coupe est pleine. “Vu ce qui a été révélé comme irrégularités au sein du Foyer anderlechtois, il était absolument nécessaire de mener une enquête approfondie. Or, on nous a proposé à la place un simulacre de commission destinée à étouffer l’affaire”, estime-t-il. “J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour redresser la situation, mais je refuse désormais d’apporter ma collaboration à cette mascarade, dès lors qu’une enquête sérieuse a été rendue impossible sous la pression du PS”.
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Le rapporteur de commission est censé rendre compte des travaux et participer à la rédaction du rapport final.
“Je refuse, sous cette pression du temps inhumaine, de participer à la rédaction et à la signature d’un rapport final, que le PS utilisera certainement comme argument pour affirmer qu’une enquête parlementaire a été menée et qu’elle n’a pu mettre en évidence quoi que ce soit de grave, alors que les conditions nécessaires à une enquête sérieuse et approfondie font défaut.”
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La semaine dernière, la députée des Engagés Marie Cruysmans (majorité) avait déjà démissionné de son poste de rapporteure. Elle aussi protestait contre le rythme de travail effréné.
Belga