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“Le texte sera de toute façon voté” : Elisabeth Degryse ne recule pas face à la colère des enseignants

Malgré la forte mobilisation des enseignants et des étudiants ce jeudi à Bruxelles, la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse, exclut tout recul sur les mesures d’économies prévues dans l’enseignement. Le Parlement doit voter définitivement le décret-programme dans la journée.

La ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse (Engagés), a écarté jeudi tout recul sur le plan d’économies dans l’enseignement à l’origine d’un large mouvement de contestation. “Le texte sera de toute façon voté”, a assuré jeudi Mme Degryse, interrogée en marge d’une conférence de presse sur la forte mobilisation -de jeunes notamment- jeudi sous les fenêtres du parlement, appelé à voter définitivement le décret-programme.

Tout en saluant l’implication citoyenne de la jeunesse, celle-ci s’est toutefois inquiétée d’une possible instrumentalisation de celle-ci par les organisateurs du mouvement de contestation.

Après des mois de contestation contre le gouvernement, le parlement doit définitivement valider le décret-programme qui prévoit une batterie d’économies dans le secteur de l’enseignement.

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En ouverture de plénière jeudi, l’opposition de gauche a immédiatement dénoncé la validité de la réunion convoquée en urgence, sans respecter le délai réglementaire de 84 heures normalement prévu entre la tenue de la dernière commission et la plénière.

Interrogée jeudi sur la pertinence de ce coup d’accélérateur imposé par la majorité, la ministre Degryse a défendu la décision. “Le secteur a besoin de clarification”, a-t-elle jugé. Les écoles ont besoin de savoir que le texte est passé pour pouvoir (…) préparer dès lundi une fin d’année scolaire sereine pour les élèves”, a-t-elle ajouté.

Devant la presse, Mme Degryse a reconnu que les économies programmées étaient “difficiles à accepter”. Mais “elles sont nécessaires”, a-t-elle insisté, rappelant la dégradation continue des finances de la FWB, en déficit chronique depuis des années.

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Sans mesure d’économies, la dette de la Fédération, qui se chiffre actuellement à quelque 16 milliards d’euros, dépassera la barre des cinquante milliards d’ici 2040, a-t-elle averti.

Belga – Photo : Belga Image

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