Colère des enseignants : le vote sur le décret-programme attendu dans la soirée après une importante journée de mobilisation
À l’origine du large mouvement de contestation des enseignants ces dernières semaines, le plan d’économies du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles entame ce jeudi la dernière phase de son adoption, avec son examen en séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La séance a débuté vers 14h, mais dès le début de la matinée, enseignants, étudiants et élèves ont manifesté leur mécontentement dans les rues de Bruxelles. Des tensions ont éclaté à proximité du Parlement de la FWB ainsi qu’aux abords de la gare de Bruxelles-Central.
Quelque 3.000 personnes ont manifesté jeudi dans le centre de Bruxelles contre les mesures d’économies dans l’enseignement, alors que le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles examinait et votait le décret-programme contesté.
■ Reportage de Thomas Dufrane, Morgane van Hoobrouck et Stéphanie Mira
Dès la matinée, les manifestants ont exprimé leur colère à l’égard du gouvernement et de la ministre de l’Enseignement Valérie Glatigny. La foule a multiplié les huées et scandé à plusieurs reprises “Glatigny démission”. De nombreuses pancartes étaient visibles dans le cortège, avec des slogans tels que “Décrochage scolaire”, “Ensaignant” ou encore “Qui achète un F-35 ferme 10 écoles”. Pétards, fumigènes et sifflets ont rythmé une grande partie du rassemblement.
Face aux manifestants, un important dispositif policier a été déployé. Des policiers en tenue anti-émeutes, des chevaux de frise et une auto-pompe barraient notamment les accès aux abords du Parlement. Selon la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, une dizaine de personnes ont été interpellées au cours de cette journée de mobilisation.
Le débat au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a également été perturbé et interrompu jeudi soir par l’intervention de plusieurs étudiants installés dans la tribune du public. Lors de l’intervention de la cheffe de groupe MR, Diana Nikolic, ils ont jeté des tracts sur les députés assis dans l’hémicycle. Ils ont crié à plusieurs reprises: “Hausse du minerval, vous effacez nos droits et on vous voit!” ainsi que “Profs, élèves, tous en grève!”