La vague de chaleur a fait 159 décès supplémentaires à Bruxelles en juin
La vague de chaleur de juin a engendré une surmortalité de 47,8%, selon les données de Sciensano publiées mercredi. Il y a eu 1.747 décès en plus que d’habitude à cette période de l’année. C’est le nombre de décès excédentaire signalé entre le 18 juin et le 1er juillet.
C’est le sud du pays qui a été le plus durement touché, avec une surmortalité de 76% en Wallonie (919 décès supplémentaires) pour 31,4% en Flandre (682 décès supplémentaires) et 60,9% à Bruxelles (159 décès supplémentaires). Les personnes âgées n’ont pas été les seules concernées puisque l’on remarque une surmortalité de 61,3% chez les 15-64 ans.
Le week-end des 27 et 28 juin aura été particulièrement meurtrier, avec 641 décès le samedi (soit une surmortalité de 146,5%) et 632 le dimanche (143,1%). La fin du mois, un peu moins chaude, aura retrouvé un rythme d’environ 260 décès par jour.
Si une certaine surmortalité est attendue lors des vagues de chaleur (ou de froid), celle de juin 2026 “se distingue par son ampleur exceptionnelle“, note Sciensano. “Il s’agit de la surmortalité la plus élevée enregistrée lors d’une vague de chaleur sur l’ensemble de la période analysée (depuis 2000), tant en valeur absolue (1.747 décès supplémentaires) qu’en valeur relative (+47,8%).”
Lors de la dernière grande vague de chaleur, en août 2020, la surmortalité avait été de 37,5% (557 décès supplémentaires).
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C’est la combinaison de trois facteurs qui explique le caractère exceptionnel de cet épisode caniculaire: sa durée, l’intensité des températures et les concentrations d’ozone. “Pour chacun de ces facteurs, cet épisode a atteint des niveaux particulièrement élevés.”
En effet, la phase d’avertissement du plan fédéral “forte chaleur et pics d’ozone” a été activée du 15 juin au 1er juillet tandis que l’épisode de chaleur a débuté le 18 juin quand la température a dépassé les 28°C. A partir de ce jour-là, des températures maximales proches de 30°C ont été enregistrées pendant 10 jours consécutifs, dont trois journées avec des températures avoisinant les 35°C. En outre, les températures nocturnes ont été exceptionnellement élevées, avec 10 nuits présentant des températures minimales supérieures à 18°C.
La concentration d’ozone est restée supérieure à 100 µg/m³ pendant 10 jours consécutifs et le seuil européen d’information pour l’ozone a été dépassé les 25, 26 et 27 juin. De plus, des concentrations élevées de particules fines (PM2,5) ont été observées le 25 juin en Flandre et en Région de Bruxelles-Capitale.
La surmortalité est calculée en comparant le nombre de décès observés au nombre de décès attendus, ce dernier étant estimé sur la base des données de mortalité des cinq années précédentes, précise Sciensano.
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Belga – Photo : Belga Image