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Sécurité à Bruxelles : Boris Dilliès refuse de “refiler cette patate chaude au fédéral” malgré l’appel du bourgmestre de Saint-Gilles

Le ministre-président bruxellois Boris Dilliès a affirmé ne pas vouloir transférer la responsabilité de la crise sécuritaire au niveau fédéral malgré la demande de Jean Spinette, après plusieurs explosions à Saint-Gilles.

Le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) a réitéré mardi la demande du procureur du Roi du parquet de Bruxelles, Julien Moinil, lors d’un point presse sur la sécurité. Le ministre-président s’engage à assumer pleinement la coordination de la politique de sécurité bruxelloise. “Je ne prétends pas être un shérif, mais j’assumerai mes responsabilités”, a déclaré le haut responsable politique libéral bruxellois.
Au cours de la conférence de presse sur la sécurité organisée à la suite de l’analyse de la sécurité et des menaces de la Région bruxelloise par l’organisme régional de sécurité safe.brussels, certains journalistes ont interrogé M. Dilliès sur sa réaction aux demandes du bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS), qui, après plusieurs explosions dans sa commune, a plaidé en faveur de moyens fédéraux supplémentaires pour faire face aux problèmes dans sa commune.

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Bien que Dilliès comprenne la demande du bourgmestre de la commune des Charbonniers, il ne la reprendra pas à son compte. “Je ne vais pas refiler cette patate chaude au niveau fédéral”, précise le ministre-président. Dilliès souligne et réitère toutefois la demande du procureur Julien Moinil, qui, lors de son entrée en fonction, avait réclamé dix millions d’euros pour faire de Bruxelles “la ville la plus sûre d’Europe”.

“Nous prenons les choses en main”

“La réalité à Bruxelles est étroitement liée au travail du procureur”, précise Dilliès. “Depuis l’entrée en fonction de Moinil, nous prenons les choses en main, et je souligne aujourd’hui encore sa demande.”

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Depuis quelques semaines, l’armée belge est également présente dans les rues de Bruxelles, principalement à titre dissuasif, étant donné que ces militaires n’ont pas de compétences policières. La semaine dernière, les habitants du quartier de Cureghem ont encore rédigé une lettre ouverte dans laquelle ils faisaient état de l’insalubrité de leur quartier. Envoyer les militaires à Cureghem n’est en tout cas pas une solution, selon Dilliès.

Belga – Photo : Belga

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