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Les restaurants “kids friendly” face à la tendance “no kids” : “Ça traduit une certaine forme d’individualisme”

La question de la place des enfants dans les restaurants suscite de plus en plus de réactions. Si certains établissements choisissent de réserver leur espace aux adultes, d’autres revendiquent au contraire un accueil pensé pour les familles.

C’est une tendance qui se développe petit à petit à Bruxelles : les établissements “no kids”, c’est-à-dire des lieux ou des restaurants qui n’acceptent pas les enfants. Récemment, le Parlement bruxellois a voté à l’unanimité une résolution pour surveiller ce phénomène.

■ Reportage d’Anaïs Corbin et Charles Carpreau

Mais dans ce restaurant, les enfants sont les bienvenus. La crêperie Kras Mata a reçu le label “Kids Friendly” décerné par le guide du Fooding. Une distinction qui plaît aux clients. “Le repas, c’est un moment que j’aime beaucoup partager avec ma petite-fille. Lui apprendre à se tenir correctement à table, découvrir des mets différents dans différents restaurants”, raconte Michelle.

Pour les gérants, l’objectif était d’ouvrir leur établissement à tous les publics : “Plus les enfants vont tôt au restaurant et s’habituent, plus ils apprécient le moment et ça rend le moment agréable pour tout le monde. On met aussi des choses en place pour que les parents soient contents de venir avec leurs enfants : on a des mallettes de jeux, des coloriages…”, explique Rebecca Saillard.

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D’autres établissements sont catégoriques et affichent la mention “adults only” sur leur site internet. La Ligue des familles déplore ce genre de pratique : “C’est comme si tout d’un coup, on pouvait considérer que c’était mieux une société sans enfants. Ça traduit aussi une certaine forme d’individualisme, d’une volonté de séparer les publics et d’en polariser certains. Il ne faut pas oublier non plus que les enfants ont des droits et que des devoirs de parents découlent aussi à éduquer leurs parents dans les meilleures conditions, et à avoir accès à toute une série de dispositifs”, conclut Madeleine Guyot, directrice générale.

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