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Importante réorganisation au sein de visit.brussels : près d’un quart des collaborateurs devraient quitter l’agence régionale

Dans le cadre des économies à réaliser au sein des agences régionales bruxelloises, le cabinet du ministre-président bruxellois, Boris Dilliès (MR), les syndicats et la direction de visit.brussels ont trouvé un accord de principe pour un plan de départs volontaires, annonce le journal Le Soir ce mercredi. Une information confirmée à BX1 par le cabinet du ministre-président. 37 collaborateurs sur les 159 que compte l’organisme régional de promotion du tourisme sont concernés.

À partir de juillet, il n’y aura plus d’office du tourisme sur la Grand-Place de Bruxelles. C’est l’une des conséquences de l’importante réorganisation en cours au sein de l’agence visit.brussels. À l’instar de l’ensemble des institutions bruxelloises, l’organisme régional en charge de la promotion du tourisme et du rayonnement de Bruxelles est sommé par le gouvernement Dilliès de réaliser des économies afin d’atteindre l’objectif d’équilibre budgétaire fixé en 2029 dans la Déclaration de politique régionale (DPR).

Pour visit.brussels, cela se traduit par une réduction de près de la moitié de sa dotation – qui s’élevait en 2025 à 22,4 millions d’euros – d’ici la fin de la législature. Un effort de 5,7 millions d’euros d’économies – sur un budget total de 31,8 millions d’euros – lui a déjà été demandé pour 2026.

Face à ces restrictions budgétaires, l’agence régionale n’a d’autre choix que de s’adapter. La Fête de l’Iris célébrant chaque année la Région bruxelloise s’est déjà vu écourtée d’une journée début mai en raison des économies à réaliser. Des évènements comme le festival de BD Comic Strip ou encore le festival I love Science ont quant à eux été annulés.

Voir aussi | Coupes budgétaires chez visit.brussels : les annulations d’évènements impactent l’image de Bruxelles

3 millions d’euros d’économies par an

La réduction de ces tâches et le “recentrage sur certaines missions prioritaires” voulu par le gouvernement entraînent inévitablement une réduction du personnel nécessaire. Des discussions étaient en cours ces dernières semaines entre le cabinet de Boris Dilliès – qui est en charge de la Recherche scientifique, du Commerce extérieur et du Tourisme – les syndicats et la direction de visit.brussels afin de mettre en place cette réorganisation interne.

Selon le journal Le Soir, un accord de principe a été trouvé fin mai : 37 collaborateurs devraient quitter l’agence sur base volontaire – 29 d’entre eux dans le courant de l’été 2026 et huit autres fin 2027. “L’appel à candidatures pour des départs volontaires a été clôturée le 6 juin“, nous confirme le cabinet Dilliès, qui insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de licenciements. “Avec ces départs volontaires, nous respectons l’accord de gouvernement qui prévoit un moratoire sur les licenciements en 2026 pour l’ensemble du personnel régional.”

Ces départs devraient représenter une économie de 3 millions d’euros par an. Mais ils représentent aussi un coût : le coût global pour 2026 est estimé à 2,5 millions d’euros, tandis que celui en 2027 est de 1,1 million d’euros, détaille le journal Le Soir.

Du côté de visit.brussels, on se refuse pour le moment à tout commentaire sur ce plan de départs, assurant que des discussions avec les autorités régionales sont toujours en cours. L’accord de principe doit en effet encore être formellement validé en Conseil des ministres.

V.d.T. – Photo : Belga

 

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