Immobilier : voici les quartiers les plus chers et les plus abordables à Bruxelles
À Bruxelles, quelques rues peuvent faire varier le prix d’un bien de plusieurs centaines de milliers d’euros. Immoweb révèle les secteurs les plus prisés de la capitale, mais aussi ceux où les prix restent plus abordables.
Dans la capitale, le prix d’un logement peut fortement varier d’un quartier à l’autre. Une nouvelle étude d’Immoweb permet de comparer les prix de l’immobilier secteur par secteur en Région bruxelloise. Et les écarts sont loin d’être anecdotiques : entre les quartiers les plus chers et les plus abordables, le prix au mètre carré peut plus que doubler.
Le secteur de Klauwaerts à Ixelles décroche la première place du classement bruxellois. Pour y acheter un bien, il faut compter en moyenne 5.290 euros/m². Sur le podium, deux autres quartiers franchissent également la barre des 5.000 euros : Général de Gaulle, avec 5.159 euros/m², et Gare Centrale, où le prix moyen atteint 5.103 euros/m².
► Dossier | Prix moyen des logements, âge des acheteurs : comment évolue l’immobilier bruxellois
À l’autre bout du classement, Mettewie-Buildings à Molenbeek-Saint-Jean affiche le prix moyen le plus bas parmi les secteurs bruxellois étudiés, à 2.331 euros/m². L’écart avec Klauwaerts atteint ainsi 2.959 euros par mètre carré. Pour un logement de 80 m², la différence de prix entre les deux quartiers représente théoriquement près de 237.000 euros.
Brasilia et Quatre Vents figurent également parmi les quartiers les plus accessibles de la capitale.
Qu’est-ce qui explique une telle différence ?
Pour expliquer ces écarts, Immoweb pointe notamment l’attrait de certains environnements. La proximité de l’eau, les quartiers historiques, mais aussi les secteurs résidentiels particulièrement prisés sont davantage recherchés et affichent donc des prix plus élevés. À l’inverse, les quartiers plus éloignés du centre ou situés à proximité d’infrastructures importantes, comme les axes ferroviaires ou autoroutiers, sont généralement moins chers.
“Le marché immobilier ne s’arrête pas aux frontières communales : même au sein d’une seule ville, le prix au mètre carré peut plus que doubler. La localisation reste déterminante. La proximité de l’eau, le patrimoine ainsi qu’un environnement résidentiel central ou exceptionnellement verdoyant génèrent une nette prime, tandis qu’une situation périphérique et la proximité d’infrastructures ont plus souvent tendance à peser sur les prix”, explique Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb.
► Reportage | Immobilier : des biens se vendent parfois au-dessus du prix affiché
À noter que si Bruxelles se classe parmi les marchés immobiliers les plus chers de Belgique, la capitale reste encore loin du sommet national. À Bronlaan-Het Zoute, à Knokke-Heist, le prix moyen atteint 12.097 euros/m², soit plus du double de celui enregistré dans le quartier bruxellois le plus cher.
Source : Immoweb
BX1 – Photo : Belga Image

