Foyer Anderlechtois : le CA extraordinaire reporté faute de quorum après l’absence des administrateurs PS
Le Conseil d’Administration extraordinaire du Foyer Anderlechtois convoqué mardi soir à l’initiative de cinq administrateurs n’a pas pu avoir lieu. En cause, selon la vice-présidente MR du CA, Marcela Gori, et Yago Bastin, administrateur Anders: l’absence des administrateurs PS qui ont pratiqué la politique de la chaise vide.
Selon la première citée, les représentants du Parti Socialiste avaient, dans un premier temps, indiqué être dans l’impossibilité de participer à une réunion en présentiel et demandé que celle-ci se déroule à distance.
L’objectif de la réunion était de demander le retrait temporaire des attributions de Président du CA du Foyer Anderlechtois à Lotfi Mostefa, suite aux révélations du reportage PANO concernant la gestion du Foyer Anderlechtois et la répartition des logements parfumée de suspicion d’inéquité, voire de fraude.
► Lire aussi | Foyer anderlechtois : la Commission d’enquête se réunira jeudi pour désigner les experts judiciaires
Selon Marcela Gori, “soucieux de permettre la participation de tous les administrateurs et dans un esprit de dialogue constructif, les cinq administrateurs à l’origine de la convocation ont accepté cette demande et ont organisé la réunion en visioconférence. À ma grande surprise, aucun administrateur socialiste ne s’est finalement connecté à la réunion”, a-t-elle déploré.
Ce faisant, les représentants socialistes ont, selon elle, choisi de priver le Conseil d’Administration de la possibilité d’exercer pleinement ses responsabilités.
Un nouveau Conseil d’Administration extraordinaire sera convoqué le 15 juin 2026. En cas de répétition de l’épisode de mardi soir, la vice-présidente “se réserve le droit d’engager les actions judiciaires nécessaires afin de faire cesser ces pratiques et de garantir le bon fonctionnement de l’institution“.
► Lire aussi | AIS Saint-Josse: le MR demande d’élargir les missions de la commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois
De son côté, Yago Bastin (Anders) a dit regretter que “l’intérêt partisan semble ici primer sur l’intérêt d’un logement social qui fonctionne correctement, en particulier dans une commune comme Anderlecht, où les besoins en logement sont criants. Nous ne demandons pas un règlement de comptes politique et nous ne nous prononçons pas sur la culpabilité ou l’innocence de qui que ce soit. Mais tant que de sérieuses questions subsistent quant à une possible ingérence dans l’attribution de logements sociaux, nous ne pouvons pas simplement passer à autre chose… Une mise en retrait temporaire du président reste donc une mesure nécessaire pour rétablir cette confiance“, a-t-il insisté.
Belga