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“Des jeunes poursuivis, nassés, gazés, matraqués et arrêtés”: quatre collectifs appellent à une nouvelle mobilisation lundi

Quatre collectifs dénoncent des violences policières lors des mobilisations à Bruxelles et annoncent des initiatives dans les écoles et place Poelaert.

Dans un communiqué commun, les collectifs Mars attacks, Parents attacks, Students attacks et Écoles en lutte dénoncent la répression policière subie par les manifestants, parfois mineurs, lors des contestations contre la réforme de l’enseignement de ces 4 et 5 juin. “On ne nous écoute pas, on ne nous regarde pas, on ne nous respecte pas. À la place, on nous réprime“, écrivent-ils. Ils affirment que des jeunes “parfois âgés de seulement 12 ou 13 ans” et des adultes venus les protéger ont été “poursuivis, nassés, gazés, matraqués et arrêtés” lors d’opérations policières “qui ont duré de longues heures“.

Les collectifs évoquent aussi des témoignages faisant état “d’insultes, de propos humiliants et d’usage de la force brutale totalement disproportionnés“. Ils disent avoir entendu des policiers qualifier des jeunes de “sauvages“, de “petites putes” ou encore de “gauchiasses“.

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À notre plus grande consternation, ce rassemblement pacifiste de jeunes et de membres de l’enseignement a été transformé par la police en une véritable ‘chasse à l’homme’ qui a duré plus de dix heures et qui ne s’arrêtera probablement pas aujourd’hui“, déplorent-ils. “Un enfant reste un enfant, même lorsqu’il manifeste“, insistent-ils.

Les signataires appellent également les écoles à faire de ce lundi “une journée différente“, consacrée à l’écoute, au dialogue et au débriefing des événements avec les élèves. Les collectifs appellent à une nouvelle manifestation, “la plus large possible, pacifiste, contre toute forme de violence à l’égard des jeunes“, ce lundi 8 juin à 16h, place Poelaert. Ils annoncent aussi vouloir saisir les instances compétentes, “notamment le Comité P”, afin que “les responsabilités soient établies“.

Jeudi, 15 individus ont été arrêtés : 14 judiciairement et un administrativement. Vendredi, la police a fait état d’une centaine d’interpellations à Bruxelles, dont une dizaine d’arrestations judiciaires, après de nouveaux rassemblements près de la Gare centrale. Selon la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles, des feux, des dégradations, des jets de projectiles et des tirs de feux d’artifice ont été constatés.

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La rédaction – Photo : Belga Image

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