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Manifestation contre la réforme de l’enseignement: la police répond aux accusations de violences

La mobilisation du monde de l’enseignement, ce jeudi 4 juin, a mené à l’arrestation judiciaire de 14 personnes et à l’arrestation administrative d’une personne, communique la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles.

La Ligue des droits humains (LDH) dénonce vendredi “la disproportion de la réaction policière” à l’encontre des enseignants et élèves rassemblés jeudi à Bruxelles contre le vote du décret-programme au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La présence de nombreux adolescents aurait dû inciter les forces de l’ordre à plus de retenue, estime-t-elle. La police annonce avoir procédé à 14 arrestations judiciaires (six personnes majeures et huit personnes mineures) et à une arrestation administrative.

La police a eu recours à des autopompes, à du gaz lacrymogène et a asséné des coups de matraque de manière indistincte“, déplore l’organisme. “En réaction à ces violences, des enseignants et enseignantes ont dû former une chaîne humaine pour protéger leurs élèves.

La Ligue des droits humains critique également l’emploi de la technique de la nasse par la police, alors même qu’elle a été déclarée illégale dans un jugement du tribunal de première instance de Bruxelles.

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Au vu des images et des témoignages reçus, la disproportion de la réaction policière à l’encontre d’enseignants et d’élèves rassemblés contre le vote du décret-programme au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est manifeste“, souligne-t-elle encore. “La LDH rappelle que la proportionnalité est une exigence légale du recours à la force par la police.

Des arrestations préventives de personnes qui se rendaient à la manifestation sans aucunement troubler l’ordre public sont aussi dénoncées : “Par tous ces comportements, la police se place dans l’illégalité et empêche l’expression d’une colère légitime par un déferlement de violence inadmissible. Le recours disproportionné à la force et les obstacles posés pour rejoindre la manifestation ont dissuadé de nombreuses personnes de rejoindre le lieu de rassemblement : ayant pris peur, de nombreux enseignants et élèves ont rebroussé chemin“.

La police évoque des images “souvent décontextualisées”

La police réagit également aux accusations de violences sur des manifestants. La zone de police reconnaît avoir eu recours au gaz lacrymogène pour disperser la foule, mais nuance l’usage d’une force disproportionnée de la part des forces de l’ordre : “Des images et des témoignages circulent, notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquels la police aurait fait usage d’une force disproportionnée. Nous tenons à souligner que ces images ne représentent souvent qu’un instantané et qu’elles sont souvent décontextualisées. En tant que zone de police, nous Colère des enseignantcherchons à tout moment à garantir la sécurité de chacun.

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Ensuite, la police dément l’appui des militaires lors de la manifestation. Ceux-ci sont stationnés pour assurer la sécurité des stations de métro et des gares ferroviaires et celle des institutions juives. “À un moment donné, nos services ont demandé à la Police des Chemins de Fer de fermer temporairement les entrées de la gare Centrale (les accès aux trains et au métro) afin d’empêcher les fauteurs de troubles de s’y rendre. C’est dans cette optique que les militaires étaient visibles, puisqu’ils patrouillent aux côtés de la Police des Chemins de Fer“.

Enfin, la zone de police “regrette qu’une partie de la manifestation ait dégénéré“. “En tant que zone de police, nous cherchons toujours à encadrer les manifestations de manière appropriée. Toutefois, nous avons constaté que plusieurs fauteurs de troubles s’étaient mêlés aux personnes présentes dans le seul but de commettre des actes de vandalisme. Le fait que les services d’urgence aient également été pris pour cible dépasse les limites à nos yeux“, déplore la police tout en reconnaissant que “chacun et chacune a le droit de s’exprimer et c’est ce qu’a fait la majorité des manifestants“.

BX1 avec Belga – Photo : Belga Image

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