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Cessez-le-feu au Moyen-Orient: pour Saskia Bricmont (Ecolo), “il y a de quoi être inquiet”

Saskia Bricmont accueille avec prudence l’annonce d’un cessez-le-feu avec l’Iran. Dans Bonjour Bruxelles, l’eurodéputée écologiste déplore l’inaction européenne face aux tensions croissantes au Moyen-Orient.

Soulagement dans le Moyen-Orient, où un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran a été annoncé par Donald Trump. Une nouvelle accueillie “positivement” mais avec prudence par la députée européenne Saskia Bricmont ce matin dans Bonjour Bruxelles : “On voit bien que les paroles ne sont pas toujours suivies d’actes“, rappelle-t-elle, en faisant référence à Gaza. Israël assure que la trêve temporaire “n’inclut pas le Liban“. Pour l’invitée de Fabrice Grosfilley, il y a donc “de quoi être inquiet“.

Pour elle, le conflit n’est pas encore près de s’arrêter. “Le fond de cette guerre, c’est évidemment l’énergie, mais aussi un deal avec Netanyahu qui a des visées depuis toujours sur son ennemi juré numéro 1 : l’Iran. On voit qu’il y a un agenda israélien à l’œuvre au Liban. Les ONG craignent le même scénario qu’à Gaza, à savoir une annihilation complète de la population.”

► Voir aussi | Guerre en Iran : quel avenir pour le Moyen-Orient ?

Saskia Bricmont s’interroge, “où sont les Européens dans tout ça?” et dénonce “l’absence totale de commentaires quand Donald Trump a déclaré qu’il allait anéantir la civilisation iranienne.” Selon la députée européenne, cette situation cache “des bisbrouilles entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et la haute représentante aux Affaires étrangères Kaja Kallas“, qui “ne parlent pas toujours d’une seule et même voix.”

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas a salué mercredi l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis qui “crée un espace pour la diplomatie” en vue d’aboutir à “un accord durable“.

L’écologiste insiste sur la nécessité, pour l’Europe, de prendre ses distances avec les États-Unis, notamment sur l’énergie : “Il est grand temps que l’Europe assume sa propre puissance. (…) À chaque crise, on est ultra dépendants et les premiers à payer la facture, ce sont les ménages les plus vulnérables. Une solution assez simple qui n’est toujours pas opérationnelle, c’est l’investissement massif dans les énergies renouvelables“, argumente-t-elle.

► Lire aussi | Le Conseil régional de sécurité bruxellois sur le conflit au Moyen-Orient : “Redoubler d’attention sans céder à la panique”

■ Interview réalisée par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles

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