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Françoise De Smedt estime que le rapatriement des Belges n’est pas la priorité : “Il faut d’abord arrêter la guerre”

Françoise De Smedt était l’invitée de Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles ce mercredi matin.

Fallait-il intervenir en Iran ? L’élue bruxelloise PTB Françoise De Smedt estime qu’on prend le problème dans le mauvais sens. “Il y a un parti d’opposition sur place (Today) qui affirme que ces frappes ne vont absolument rien changer. Aujourd’hui, on est dans l’hypocrisie totale. L’histoire a démontré que l’intervention des États-Unis en Afghanistan ou en Libye n’a jamais apporté la démocratie ou de meilleurs droits.”

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Face à cette situation, un CORES a été convoqué par Boris Dilliès afin d’évoquer la menace terroriste qui pourrait en découler dans la capitale. “Ce sont les partis qui soutiennent l’attaque en Iran qui vont aujourd’hui venir pleurer parce que la menace terroriste augmente”, a repris la femme politique PTB. “Nous, on est pour la paix. La Belgique n’a jamais condamné ces attaques qui violent le droit international et c’était une erreur. On peut se prémunir des conséquences, mais il faut d’abord arrêter cette guerre qui est en cours.”

Pour Françoise De Smedt, il s’agit de la priorité, avant même le rapatriement des ressortissants belges. “Si les bombes s’arrêtent, il ne faudra rapatrier personne”, a-t-elle martelé. La gauchiste souhaite éviter une escalade du conflit et voit d’un mauvais œil l’idée d’Emmanuel Macron d’augmenter le nombre de ses têtes nucléaires avec une coopération de la Belgique comme d’autres pays. “C’est une très mauvaise idée”, a-t-elle estimé. “S’il y a un traité international de non-prolifération des armes nucléaires, ce n’est pas pour rien. Elles sont trop dangereuses.”

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“Un gouvernement d’austérité, d’immobilité et de loyers chers”

Présente dans l’opposition avec son parti, le PTB, Françoise De Smedt est évidemment revenue sur l’actualité bruxelloise. Et notamment, sur la formation du nouveau gouvernement. “Pour nous, il s’agit d’un gouvernement d’austérité, d’immobilité et de loyers chers. En tout, il va y avoir 80 % de coupes de budget et 20 % de recettes supplémentaires à aller chercher dans la poche des travailleurs. Cela va être extrêmement nocif pour notre région.”

Pour elle, il y aura obligatoirement des licenciements dans la fonction publique bruxelloise. “Il faut faire des économies de 125 millions. C’est énorme. Cela ne pourra pas être comblé uniquement par des départs non remplacés.”

  • Une interview de Françoise De Smedt par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles
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