Aller au contenu principal
BX1

Bouchez veut une commission parlementaire sur l’audiovisuel de service public, le PS “très inquiet”

Le MR proposera la mise sur pied d’une commission parlementaire qui se penchera sur le coût de l’audiovisuel de service public et les conditions dans lesquelles est exercée la concurrence avec les groupes de presse privé, a affirmé mardi le président du MR, Georges-Louis Bouchez. Sur notre antenne ce matin, la députée PS Caroline Désir a affirmé de son côté “être très inquiète des dernières déclarations de Mme Galant et Mr Bouchez”. Les Engagés, partenaires de majorité du MR en Fédération Wallonie-Bruxelles, ont rejeté l’idée.

Interrogé par la Première (RTBF), le président du parti libéral a défendu la ministre des Médias, Jacqueline Galant (MR) après des propos polémiques prononcés par celle-ci devant des militants du parti, mettant en cause l’impartialité de la direction de l’information de la RTBF. Pour lui, les politiques ont le droit de critiquer des journalistes comme ceux-ci ont le droit de le faire à l’égard des politiques dans le contexte de la liberté de la presse qu’il assure ne remettre nullement en cause.

Lire aussi | Attaque de Georges-Louis Bouchez : BX1 réaffirme son indépendance

M. Bouchez a justifié la mise sur pied d’une commission parlementaire de la manière suivante: “Par rapport à l’argent que vous dépensez sur vos différentes stations de radio, parce que la RTBF sature la bande FM, par un nombre de radios qui porte atteinte aux groupes privés, par rapport au coût, on ne peut pas dire que le succès soit au rendez-vous de manière globale”.
La commission parlementaire que le MR appelle de ses voeux devrait se pencher sur le coût de l’audiovisuel de service public, et sur la relation de la RTBF aux médias privés. “Le but est de rééquilibrer les conditions de concurrence, de vérifier les enjeux de bonne dépense de l’argent public….“, a-t-il commenté. M. Bouchez a enfin précisé qu’il ne comptait pas intervenir dans la nomination du directeur de l’information de la RTBF. “Il y a une procédure qui doit se faire et être impartiale. Mais nous avons encore le droit, dans une démocratie, de nourrir l’espoir que le prochain directeur de l’information de la RTBF veillera au pluralisme qui à nos yeux n’est pas nécessairement suffisamment présent à chaque moment.

Le PS inquiet, Les Engagés rejettent l’idée

La députée fédérale PS Caroline Désir a affirmé dans Bonjour Bruxelles ce matinêtre très inquiète des dernières déclarations de Mme Galant et Mr Bouchez par rapport à la liberté de la presse en général. Les propos qui ont été tenus sont graves parce qu’on voit une volonté permanente d’ingérence dans ce que font les médias, et certainement les services publics. Il cite cette commission à l’instar de ce qui se fait actuellement en France, nous en voyons les dérives et c’est ce que nous ne voulons pas pour la Belgique. C’est un dossier dont le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles doit urgemment se saisir.”

L’Assemblée nationale française a lancé en novembre dernier une commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Pilotés par la droite radicale et relayés par les médias du groupe Bolloré, les travaux de cette commission ont pris l’allure, selon les observateurs, d’un procès politique de l’audiovisuel public français, accusé de coûter fort cher et de promouvoir des idées “wokistes”.

 Lire aussi | Jacqueline Galant veut changer la ligne éditoriale de la RTBF : “Faute majeure”, “dérive indigne”, les réactions fusent

Les Engagés, partenaires de majorité du MR en Fédération Wallonie-Bruxelles, ont rejeté mardi l’idée de Georges-Louis Bouchez de créer une commission parlementaire sur l’audiovisuel public, sur le modèle de celle lancée à l’automne dernier en France. “Nous ne soutenons pas cette proposition“, a fait savoir mardi le parti centriste dans un communiqué. “À ce jour, aucun élément factuel ne justifie la mise en place d’une commission parlementaire additionnelle sur l’audiovisuel. Le parlement et le gouvernement disposent déjà de mécanismes précis, encadrés par la loi, pour exercer pleinement leur rôle de contrôle et d’évaluation“, soulignent Les Engagés.

Pour Les Engagés, pareille initiative n’est pas nécessaire. “Le débat démocratique sur la RTBF existe déjà dans la loi et dans la déclaration de politique communautaire (l’accord de majorité MR-Engagés en FWB, ndlr). Notre responsabilité est de les respecter pleinement, dans l’intérêt de la démocratie et de la liberté de la presse“, insiste leur président, Yvan Verougstraete. Celui-ci rappelle que l’élaboration du prochain contrat de gestion de la RTBF pour 2028-2032 sera, comme de coutume, précédée d’une série d’auditions menées au sein du parlement de la FWB, lequel formulera ses propres recommandations. “Ce moment parlementaire existe déjà, il est prévu par le décret portant statut de la RTBF et aura bien lieu“, ajoute M. Verougstraete, coupant ainsi d’emblée les ailes à l’idée du président du MR.

 

Lire aussi | Indépendance de la RTBF : pas de réunion urgente au parlement pour évoquer les propos de la ministre Galant

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales