“Bruxelles Air Libre” demande aux négociateurs bruxellois de lutter contre le survol de Bruxelles

L’association Bruxelles Air Libre Brussel, qui dénonce le survol de la Région bruxelloise et dénonce ses méfaits sur la santé des habitants de la capitale, demande aux négociateurs du futur gouvernement bruxellois d’inclure “la lutte contre le survol de Bruxelles” dans leur déclaration de politique générale.

L’association Bruxelles Air Libre Brussel dénonce depuis de nombreuses années les effets jugés néfastes du survol des habitations par les avions décollant ou atterrissant à Brussels Airport. L’ASBL dénonce les problèmes de santé dus à ces avions “en raison des nuisances sonores et des émissions de particules fines”, au-dessus “des centaines de milliers de personnes survolées”.

L’association appelle donc les négociateurs du futur gouvernement bruxellois à inclure dans leur déclaration de politique général plusieurs recommandations :
– Le strict respect des normes de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) relatives au bruit des avions, ainsi que de l’arrêté « bruit » de la Région de Bruxelles-Capitale, avec « tolérance zéro » et accélération de la procédure de perception des amendes.
– La suppression des vols de nuit, ou à tout le moins la fixation des horaires de nuit de 23h à 7h et le strict respect du quota annuel actuel des vols de nuit.
– La limitation à 250.000 mouvements de la capacité maximum de l’aéroport.
– L’utilisation de routes aériennes qui évitent le survol des zones densément peuplées.
– Le recul de 1800 mètres du seuil de la piste 25L, et son utilisation d’une manière optimale de sorte à réduire le nombre d’habitants survolés.
– La réalisation d’une étude sérieuse sur l’impact des particules ultrafines émises par le trafic aérien sur la santé des populations survolées.
– L’application au niveau fédéral d’une taxe de « transition écologique » à tous les vols au départ de l’aéroport, et le soutien au niveau européen à la création d’une taxe sur le kérosène.

L’association demande également aux politiques de mettre en place un plan d’insonorisation et la création d’une autorité de contrôle indépendante.

Le survol de la Région bruxelloise était l’un des thèmes évoqués lors des derniers scrutins du 26 mai 2019, avec des déclarations venues de la N-VA souhaitant qu’une solution soit trouvée au niveau fédéral, et non au niveau régional.

Récemment, la ministre bruxelloise de l’Environnement sortante Céline Fremault (cdH) a également demandé à l’État fédéral plusieurs milliers d’euros d’astreintes en raison de dépassements des limites de nuisances sonores, sur base d’un jugement du tribunal de première instance qui interdit, pour une période de 18 mois, toute augmentation du nombre d’infractions à l’arrêté Bruit bruxellois du 27 mai 1999, pour la période 23h-07h pour les départs sur la route du Canal, les départs sur la route du Ring et les atterrissages sur la piste 01. La ministre a par ailleurs rappelé que le tribunal de première instance de Bruxelles a confirmé début février dernier l’obligation pour l’État fédéral de produire une étude d’incidence sur les nuisances de l’activité de Brussels Airport avant le 3 juin 2019 avec une astreinte de 300.000 euros par mois de retard à la clé.

Gr.I. – Photo : illustration Belga

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10 juillet 2019 - 13h49