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Visites acceptées dans les maisons de repos : ce sera mis en place “plus tard que lundi”

La mise en œuvre de la reprise des visites dans les maisons de repos, annoncée mercredi à l’issue du conseil national de sécurité, sera “concertée avec les actrices et acteurs de terrain, au plus vite”, a assuré le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo), sur Twitter. “Écoute et souplesse seront de rigueur”, a-t-il assuré.

Interrogé par l’agence Belga, Alain Maron a précisé qu’un arrêté serait pris dans ce sens, d’ici lundi. “Mais la mise en œuvre interviendra plus tard”, a-t-il ajouté, insistant sur la concertation qui sera menée à ce propos avec le secteur et avec les entités fédérées concernées. “La reprise de visites (à des conditions très strictes) dans les maisons de repos va rendre de l’espoir et de la vie à nombre de résidents”, a ajouté le ministre bruxellois.

La Première ministre a annoncé que les résidents vivant en maisons de repos ou dans des centres pour personnes handicapées pourront à nouveau recevoir des visites d’un proche, pour lutter contre la détresse psychologique générée par l’isolement, à partir de lundi prochain. Cette annonce a été accueillie froidement par le secteur qui tente actuellement tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau face aux ravages de la pandémie dans de nombreuses Maisons de Repos, chez les résidents, comme le personnel qui fonctionne en effectifs réduits.

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“Une possibilité”

Le ministre flamand du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), s’est déjà prononcé pour un report de cette mesure, en Flandre, afin de bien la préparer en concertation et de l’appliquer de “manière réfléchie”.

Les visites dans les maisons de repos sont une possibilité pas une obligation, a précise pour sa part la Première ministre Sophie Wilmès (MR) soir lors du journal télévisé de la chaine VTM, commentant les décisions annoncées précédemment lors du conseil de sécurité. Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA), présent aussi dans le studio, a reconnu que la décision de reprise des visites, une personne à la fois par résident, avait été prise sans concertation avec le secteur.

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“Une annonce difficilement réalisable”

Le président de fédération des maisons de repos (Femarbel), Marc Verbruggen, a jugé la décision des autorités d’autoriser les résidents vivant en maisons de repos d’à nouveau recevoir des visites d’un proche, “risquée” alors que le secteur fait face à un manque de moyens ainsi qu’à un risque élevé de propagation du virus. La décision est toutefois “humainement compréhensible”, selon l’organisation.

“Cette annonce est difficilement réalisable”, juge le président de Femarbel. Le personnel, les résidents et les visiteurs des centres de soins doivent être protégés, insiste Femarbel. “Alors que les maisons de repos travaillent déjà en effectif réduit, que l’armée est chargée d’intervenir… Comment serons-nous en mesure de garantir que le virus ne se propage pas depuis la maison de repos vers les familles des visiteurs et inversement? Il aurait été nécessaire que des mesures strictes soient mises en application avant d’annoncer l’ouverture aux visiteurs”, ajoute Marc Verbruggen.

Pour la fédération, le personnel qui est déjà surchargé, le sera encore plus en devant, en outre, gérer ces visites. Par ailleurs, l’organisation regrette que ni les fédérations du secteur, ni les ministres régionaux n’aient été consultés dans le cadre de cette décision.

De son côté, la coupole flamande d’hôpitaux et organisations de soins Zorgnet-Icuro a jugé la décision “incompréhensible”. L’organisation conseille aux centres de soin de ne pas appliquer la mesure et, jusqu’à ce que la situation se soit stabilisée, de ne pas autoriser les visites.

■ Reportage de Marie-Noëlle Dinant, Frédéric De Henau et Pierre Delmée

Avec Belga – Photo : Belga/Maxime Anciaux

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16 avril 2020 - 16h45
Modifié le 16 avril 2020 - 16h52