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Une solution d’hébergement trouvée à Ixelles pour le collectif de femmes sans-papiers “On est là”

À partir du 15 juin 2026, la Commune d’Ixelles mettra temporairement à disposition l’ancienne résidence « Les Heures Douces », située rue Victor Greyson, afin d’y accueillir un collectif composé principalement de femmes sans-papiers et de leurs enfants actuellement sans solution d’hébergement stable.

En avril, nous vous rapportions la situation de 45 occupants d’un immeuble menacés d’expulsion à Woluwe-Saint-Pierre. Dans d’anciens bureaux de la raffinerie Tirlemont, à quelques pas de Montgomery, 45 personnes sans-abris, principalement des femmes et enfants sans-papiers, ont trouvé refuge fin février. Le bâtiment était inoccupé dans l’attente d’un permis d’urbanisme pour transformer les bureaux en logements. Les occupants, regroupés sous le collectif “On est là“, espéraient pouvoir rester via un contrat d’occupation temporaire en attendant le début des travaux mais le propriétaire des lieux a lancé des procédures judiciaires pour les expulser.

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Aujourd’hui, on apprend qu’une solution d’hébergement a été trouvée pour le collectif de femmes sans-papier  “On est là“. La commune d’Ixelles mettra prochainement à leur disposition l’ancienne résidence “Les Heures Douces “. “Sa capacité d’accueil et ses aménagements, à savoir des chambres et studios avec sanitaires individuels et espaces collectifs, étant particulièrement adaptés à un hébergement temporaire collectif“, explique la commune dans un communiqué.

Cette solution intervient alors que les résidentes et résidents de la maison de repos seront prochainement relogés dans la nouvelle résidence Prince Royal. La Commune et le CPAS d’Ixelles ont convenu de relocaliser les résidents dans ce nouveau bâtiment communal, ce qui permettra de libérer le site de la rue Victor Greyson à partir du mois de juin, dans l’attente de son futur projet de reconversion.

Cette occupation temporaire est conclue pour une durée minimale d’un an. Le projet sera encadré par l’ASBL “On est là”, avec le soutien de plusieurs acteurs associatifs soutenus par la Région de Bruxelles-Capitale. L’occupation prévoit un accompagnement social et administratif des personnes hébergées, dans un cadre défini et concerté avec la Commune. Cette occupation est conclue à titre strictement précaire et révocable, dans l’attente du futur projet immobilier prévu sur le site. En cas de vente du bien ou d’avancement du projet immobilier nécessitant la libération du site, le collectif disposera d’un délai de deux mois pour quitter les lieux à compter de la notification qui lui sera adressée.

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“Cette convention permet d’offrir une solution digne, humaine et encadrée à des femmes et des enfants particulièrement précarisés. La solidarité ne peut pas être un slogan : elle doit se traduire concrètement dans nos politiques publiques. Nous prenons nos responsabilités au niveau communal. Tous les niveaux de pouvoir doivent les prendre : il est urgent de créer plus de places d’accueil ! L’occupation temporaire répond à une urgence humanitaire. Il faut que l’Etat y réponde de façon structurelle”, souligne Romain De Reusme, Bourgmestre d’Ixelles.

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