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Watermael-Boitsfort en tête, Saint-Gilles en queue de peloton : quelles sont les communes les plus végétalisées ?

Précieuses et recherchées en cette période de canicule, les zones végétalisées sont loin d’être réparties de manière uniforme sur le territoire bruxellois. Leur taux peut passer du simple au quadruple en fonction que l’on se trouve dans le centre de Bruxelles ou dans des communes plus éloignées, avec son lot de conséquences sur l’environnement et la santé.

En ces jours de fortes chaleurs, les Bruxellois sont en quête de fraîcheur. Et pour cela, rien de tel que les espaces verts. La végétation en ville permet en effet de lutter contre les îlots de chaleur urbains, cette différence de température que l’on peut observer entre une zone très urbanisée et sa périphérie rurale. À Bruxelles, le centre-ville peut parfois atteindre jusqu’à 3°C en plus que les zones environnantes en journée… et jusqu’à dix degrés la nuit.

Pourtant, fin 2025, Bruxelles Environnement a dressé un constat : le taux de végétalisation n’a cessé de diminuer dans la capitale ces dernières années, passant d’environ 55% en 2016 à 48,7% en 2023. Et il n’est plus que de 42,6% si l’on ne comptabilise pas la forêt de Soignes et le bois de la Cambre. “Au-delà de l’amélioration des techniques de cartographie au cours du temps, cette diminution notable s’explique par la poursuite de l’urbanisation, facteur principal de la réduction de la couverture végétale“, explique l’agence régionale dans son rapport.

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Ce pourcentage moyen régional cache aussi de très fortes disparités spatiales. Dans le Pentagone (56 000 habitants), le taux de couverture végétale moyen est de 12,7%. Il est de 24,4% en première couronne (602 000 habitants), alors que la seconde couronne (581 000 habitants) est nettement plus végétalisée, en particulier dans le sud-est et les zones surtout périphériques à l’ouest du canal. Si l’on ne tient pas compte des zones peu ou pas habitées (forêt de Soignes, bois de la Cambre, Neerpede), le taux de couverture végétale moyen en seconde couronne est de 49,8% soit le double de celui de la première couronne et le quadruple de celui du pentagone

Au niveau des communes, une différence marquée s’observe entre les communes périphériques du sud-est (Woluwe-Saint-Pierre, Auderghem, Uccle, Watermael-Boitsfort) – dont le taux de couverture végétale s’étage entre 60% et 83% – et le reste de la Région (de 16% à 49% de végétalisation). Les taux les plus faibles s’observent dans les communes de Saint-Josse et Saint-Gilles dont moins de 20% du territoire est recouvert par de la végétation.

En ce qui concerne plus précisément les arbres (recensée par Bruxelles Environnement comme végétation de plus de 2 mètres), la couverture s’élève entre 11% (Saint-Gilles) et 65% (Watermael-Boitsfort). Le centre-ville et les quartiers jouxtant le canal apparaissent particulièrement pauvres en arbres et arbustes. Seules cinq communes ont une couverture de plus de 30% : Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre et Jette.

Face à l’accroissement démographique très important qu’a connu la Région bruxelloise (+ 31% entre 2000 et 2025, avec de fortes différences selon les communes (+ 48% à Bruxelles-Ville contre + 2,2% à Watermael-Boitsfort), de nombreux bâtiments – et, en particulier, des logements – ont été construits depuis une vingtaine d’années. Ces constructions se font essentiellement dans des zones non bâties végétalisées, souvent intéressantes en termes de biodiversité et fréquemment localisées en seconde couronne”, analyse Bruxelles Environnement.Par ailleurs, cet accroissement démographique n’a pas été compensé par une augmentation équivalente des espaces végétalisés accessibles ce qui se traduit par une pression accrue sur les espaces verts existants et une augmentation de la population vivant dans des quartiers peu pourvus en espaces verts de proximité.”

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Couverture végétale et espaces verts

Bruxelles Environnement souligne néanmoins qu’il n’y a pas toujours de corrélation entre le taux de couverture végétale et la carence en espaces verts publics. “Si les communes de Saint-Gilles et Saint-Josse ont un taux de couverture végétale ainsi qu’une superficie de couverture végétale par habitant équivalente, les habitants de Saint-Josse disposent de presque trois fois plus de m2 d’espaces verts publics par habitant (notamment du fait de la présence du Jardin botanique). Par ailleurs, des communes globalement bien végétalisées peuvent néanmoins avoir une part importante de leur population pour qui l’accès aux espaces verts publics est insuffisant. C’est par exemple le cas de la commune d’Uccle où certains quartiers denses sont peu équipés en espaces verts.”

A contrario, certains espaces verts sont bien accessibles pour les habitants d’une commune bien que ces espaces se situent en dehors du territoire communal. C’est le cas notamment du parc de Forest ou du parc de la porte de Hal au regard de la commune de Saint-Gilles.

V.d.T. – Photo : Belga

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