Prix de l’énergie : l’approvisionnement en kérosène de Brussels Airlines assuré pour encore 4 à 6 semaines
L’approvisionnement en kérosène de Brussels Airlines est assuré à 100% pour encore quatre à six semaines, a indiqué mercredi la direction de la compagnie aérienne, en marge de la présentation de ses résultats financiers du premier trimestre.
Au-delà, l’entreprise n’est plus certaine de disposer de la totalité des quantités nécessaires, à la suite du conflit au Moyen-Orient et de son impact sur le commerce du pétrole. Son plan de vol pour l’été reste toutefois inchangé à ce stade, la demande demeurant élevée.
“La grande question dans l’industrie pour le moment est de savoir combien de temps va durer le blocage du détroit d’Ormuz. Mais, actuellement, il n’est pas question de changements à notre schéma de vol“, confirme Dorothea von Boxberg, CEO de Brussels Airlines.
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Pour elle, cette situation d’incertitude n’est pas agréable et représente un défi. Mais elle pointe la présence de solutions alternatives au Moyen-Orient pour la fourniture de kérosène, en Afrique ou via les États-Unis. “La peur que nous ne soyons pas en mesure d’assurer des vols est exagérée“, balaie-t-elle dès lors. Un impact sur les opérations serait en effet progressif et le passager sera toujours remboursé si son vol ne pouvait être assuré.
La compagnie est par ailleurs relativement épargnée par la hausse du prix du pétrole, car elle a “couvert” 80% de ses achats de kérosène pour cette année. Cela signifie qu’elle a bloqué les prix pour une période donnée et qu’elle est donc protégée contre les hausses de prix. Seuls 20% sont soumis aux fluctuations actuelles, ce qui a tout de même (eu) un impact économique.
“À titre d’exemple, le prix du kérosène a progressé de 133% au cours des deux premières semaines du conflit“, illustre Nina Öwerdieck, la directrice financière de Brussels Airlines. Cela alors que le carburant représentait 26% des coûts totaux de la compagnie en 2025. Si les hausses des prix se sont quelque peu calmées depuis, elles continuent d’avoir un impact sur le secteur aérien, souligne-t-elle.
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Cette pratique de “couverture“, menée de concert avec le groupe aérien allemand Lufthansa, maison-mère du transporteur belge, lui donne aussi un avantage concurrentiel par rapport à des compagnies américaines, qui recourent moins à ce procédé. “Ceux qui sont couverts ont une bien meilleure situation que ceux qui ne le sont pas“, résume Dorothea von Boxberg.
Belga