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Les services externes de la prison de Haren lancent un énième cri d’alarme

Les membres des services externes actifs à la prison de Haren, regroupés sous la bannière de la Fédération bruxelloise des institutions pour détenus et ex-détenus (Fidex ASBL), dénoncent une nouvelle fois mercredi les dysfonctionnements répétés qui entravent leur travail, et ce, au détriment des personnes qu’ils accompagnent.

Mener des entretiens individuels est difficile, les activités collectives ne peuvent être organisées et l’accès aux personnes détenues est constamment entravé“, alertent dans un communiqué les quelque cent travailleurs et travailleuses externes de la prison bruxelloise. Selon eux, ces conditions nuisent aux missions de réinsertion, de formation, d’accompagnement psychosocial, de maintien des liens familiaux ou encore de promotion de la santé des personnes détenues.

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Autre problème, mais de sécurité cette fois : les téléphones nécessaires pour communiquer en cas d’urgence font défaut de manière structurelle depuis plus d’un an. Faute de solution, les équipes sont appelées à poursuivre leurs activités, faisant ainsi peser sur leurs épaules une responsabilité “inacceptable“, s’indignent les membres de la Fidex.

Les équipes sont à bout, nous passons un temps et une énergie considérables à simplement tenter d’accéder à la prison et d’exercer nos missions“, appuie le président de la Fidex, Kris Meurant. “Ce qui devrait être normal est devenu un combat quotidien.

Depuis plus d’un an, la Fidex documente la situation et alerte. Le consortium indique que “ces éléments ont été portés à maintes reprises à l’attention de la direction de la prison de Haren, ainsi qu’aux directions régionales de l’administration pénitentiaire“, en vain.

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C’est pourquoi les 15 organisations membres de la Fidex réclament des mesures concrètes rapidement. Elles sollicitent en outre une rencontre “urgente” avec la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, et avec la directrice générale de l’administration pénitentiaire, Mathilde Steenbergen, “pour qu’elles apportent des réponses immédiates et soutenables à une situation qui ne peut plus durer”.

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