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Le gouvernement bruxellois coupe dans la prévention après avoir promis plus de sécurité, dénonce le PTB

Le PTB a reproché lundi au gouvernement bruxellois de se livrer à des coupes dans la prévention alors qu’il promettait plus de sécurité.

Alors que Bruxelles est confrontée à une nouvelle série de fusillades et que chacun s’accorde à dire qu’il faut investir davantage dans la prévention, le gouvernement bruxellois supprime 14 projets de prévention. Il réduit fortement les moyens d’associations de terrain essentielles comme Transit et Dune en retirant des centaines de milliers d’euros aux acteurs qui travaillent chaque jour dans les quartiers les plus fragiles“, ont dénoncé lundi la cheffe du groupe PTB Françoise De Smedt et le député PVDA Jan Busselen.

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Selon eux, les projets supprimés représentaient plus de 725.000 euros de financements en 2025. Derrière ces montants, ce sont des éducateurs, des médiateurs, des travailleurs sociaux et des spécialistes des assuétudes qui risquent de disparaître du terrain.

Malgré l’appel public de 38 associations en mai dernier pour réclamer le versement des subsides promis, le gouvernement Dilliès a laissé planer le doute pendant des mois, avant d’annoncer aujourd’hui la suppression pure et simple de nombreux projets“, ont-ils poursuivi.

Selon les deux élus d’extrême gauche, les associations demandaient le respect des engagements. La disparition de projets essentiels, sans explication, relève d’une manière de gouverner qui détruit la confiance et fragilise tout le tissu associatif bruxellois.

Toujours d’après les députés PTB-PVDA, ces décisions interviennent alors que les communes bruxelloises sont déjà confrontées à une accumulation de difficultés: sous-financement des zones de police, suppression de contrats subsidiés dans la prévention, disparition de contrats de premiers emplois pour les gardiens de la paix, et aggravation de la précarité avec l’exclusion de milliers de personnes du chômage.

Ainsi, à Molenbeek, où les habitants ont été durement frappés par les fusillades de ces derniers mois, les coupes touchent notamment Foyer, JES, Transit et Dune, autant d’acteurs qui travaillent quotidiennement avec les jeunes, les personnes précarisées et les publics les plus fragiles.

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On ne peut pas prétendre lutter contre les fusillades tout en affaiblissant ceux qui, chaque jour, désamorcent les conflits, accompagnent les jeunes, réduisent les risques liés aux assuétudes et recréent du lien social. Sans prévention, il n’y a pas de politique de sécurité crédible“, a encore souligné Françoise De Smedt.

Le PTB demande au gouvernement de rétablir immédiatement les financements supprimés, de respecter les engagements pris envers les associations, de garantir une totale transparence sur les critères ayant conduit à ces décisions et de présenter sans délai une stratégie pluriannuelle de prévention.

Belga