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Dirk De Smedt recadre Yvan Verougstraete: “À l’entendre, on oublierait presque que Les Engagés sont au gouvernement”

Dirk De Smedt répond aux critiques d’Yvan Verougstraete sur la lenteur des réformes bruxelloises et renvoie Les Engagés à leurs propres compétences.

Ce mardi matin, le président des Engagés, Yvan Verougstraete déplorait, dans Bruxelles Breakfast, la lenteur de la mise en place des réformes à Bruxelles, en pointant une malgouvernance régionale. “Il n’y a pas de décision sur le métro, il n’y a pas de réforme du logement social et au niveau propreté il n’y a rien qui bouge. C’est l’existence même de la région qui est mise en danger“, alertait-t-il.

Cet après-midi, le ministre bruxellois des Finances et du Budget, Dirk De Smedt (Anders), a vivement réagi aux critiques d’Yvan Verougstraete. Dans un communiqué, il dit partager son impatience, mais rappelle que Les Engagés participent eux-mêmes au gouvernement bruxellois. “Quiconque estime que les choses doivent aller plus vite, doit mettre en œuvre tous ses leviers pour que cela se produise“, rétorque-t-il, tout en précisant que plusieurs réformes ont déjà été engagées, notamment sur la trajectoire budgétaire, l’administration régionale et la fiscalité. “Affirmer que Bruxelles est à l’arrêt, c’est faire violence aux faits“, lance-t-il.

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Dirk De Smedt renvoie surtout Les Engagés à leurs propres compétences, en particulier l’Économie et l’Emploi. “J’attends avec intérêt les propositions structurelles de leur ministre de l’Économie et de l’Emploi”, réagit Dirk De Smedt. Il évoque notamment Actiris, le marché du travail et la politique économique. “Ce sont des réformes essentielles pour l’avenir, mais aussi pour la santé financière de Bruxelles. C’est précisément là que le grand mouvement de réforme se fait, pour l’instant, toujours attendre

Il critique aussi la comparaison avec le fédéral en lâchant que “un peu de modestie serait de mise”. Il conclut que si Yvan Verougstraete juge son parti trop lent à réformer, “il devrait convoquer un bureau de parti à ce sujet” plutôt que critiquer publiquement une majorité dont Les Engagés font partie.

► Voir l’interview complète d’Yvan Verougstraete | “L’existence de la Région bruxelloise est en danger et le gouvernement n’est pas au rendez-vous de la responsabilité”

Frédéric De Gucht : “Ce n’est pas le moment”

Invité de Bonsoir Bruxelles ce mardi, Frédéric De Gucht, président d’Anders, a lui aussi réagi aux critiques d’Yvan Verougstraete. Il y voit surtout “de la musculation” politique à l’approche des discussions budgétaires. “Je ne pense pas que ce soit le moment”, estime-t-il, contestant l’idée que le gouvernement bruxellois ne réforme pas. Selon lui, la majorité suit bien sa trajectoire vers un retour à l’équilibre en 2029, une “condition sine qua non” pour la participation de son parti au gouvernement. Et il renvoie à son tour le président des Engagés vers son propre ministre : “S’il trouve que ça doit aller plus vite, il devrait parler à son ministre qui est dans le gouvernement“, visant Laurent Hublet, en charge de l’Emploi et de l’Économie.

BX1 – Photo : Belga Image