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Commission spéciale Métro 3 : Brieuc de Meeùs défend le professionnalisme de la STIB et interroge sur les procédures

 Le CEO de la STIB, Brieuc de Meeùs a plaidé jeudi en faveur de l’élaboration d’un cadre législatif plus adapté à la réalisation de projets d’infrastructures d’envergure telles que le projet de métro 3.

Devant la commission spéciale métro 3, Brieuc de Meeùs s’est attaché à défendre le professionnalisme reconnu de la société bruxelloise de transport public dans la réalisation de grands chantiers.
M. de Meeùs était entendu pour la première fois de plus la mise en place de la commission spéciale, après la publication d’un rapport critique de la Cour des Comptes sur la gestion de ce projet d’envergure. Il s’est présenté aux côtés de Renaud de Saint-Moulin, vice-président systèmes de transport de la STIB; et Carlos Van Hove, directeur des affaires publiques. Tous deux déjà entendus précédemment.

Sans remettre en cause l’utilité des audits, le CEO n’a pas caché avoir été “perturbé” par la manière dont le rapport de la Cour a été rédigé et par sa sévérité. “Ils manquent de documentation dans ce qu’ils disent. Il y a des affirmations que l’on peut contester… Le rapport très étayé de soixante pages que nous avons transmis n’a pas été joint, ce qui est étonnant”, a-t-il dit.
Au passage, il a souligné que la STIB avait mis “des gens de très grande qualité pour récolter les informations, des mois durant et les mettre à disposition de la Cours des comptes à laquelle 72.000 documents ont été transmis.

Le directeur général a rappelé que depuis 1965, année durant laquelle l’Etat fédéral a décidé de la création d’un prémétro dans la capitale, la STIB avait été associée à tous les développements en sous-terrain pour ses compétences.

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Au cours des dernières années, la Société des Transports Intercommunaux Bruxellois a d’ailleurs, selon lui, fait valoir sa grande expertise en termes de pilotage et de coordination tel qu’en attestent les projets réalisés d’une grande complexité comme le dépôt de métro Erasme, les lignes de trams 9 et 10 dans des environnements complexes, ou encore la transformation du complexe de la station de la Gare Centrale.

“Il faut réfléchir aux procédures d’autorisation auxquelles nous devons satisfaire, évidemment, mais qui ne sont peut-être pas toujours faites pour des projets d’une telle ampleur. Cela a un impact. Le retard occasionné par le recours contre le démantèlement du Palais du Midi coûte un million d’euros par mois et nous avons 24 mois de retard”, a-t-il soutenu par ailleurs

Pour la partie Albert-Gare du Nord dont la STIB est maître d’ouvrage; M. de Meeùs a enfin souligné qu’en l’état actuel du projet, celui-ci avait permis à la Région de disposer d’un actif. Celui-ci sera utilisé “plus tard, comme tram en première instance mais ensuite qui un jour verra des métros circuler – j’en suis absolument convaincu”, a-t-il glissé au passage.

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Les échanges avec les commissaires ont par ailleurs mis en évidence une divergence de perception entre la direction de la STIB, et, notamment Alain Maron (Ecolo) et Oliver Rittweger de Moor (PTB) sur l’anticipation des risques en cours de chantier.

Selon ces deux derniers, le professionnalisme de la STIB n’a pas suffi au point de les envisager comme possibles et d’en tenir compte plus tôt.

Belga – Photo : Belga Image
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