Réforme de la propreté publique: “Le but n’est évidemment pas de multiplier les dépôts clandestins, mais plutôt de réduire les sacs en rue”
Va-t-on vers la fin de la collecte des déchets en porte-à-porte à Bruxelles ? La réforme de la propreté publique se prépare, pour entrer en vigueur en 2027. La secrétaire d’État Audrey Henry (MR) était l’invitée de Bonsoir Bruxelles pour en parler.
La secrétaire d’État bruxelloise en charge de la Propreté publique, Audrey Henry (MR), les communes et l’ensemble des acteurs de la propreté se sont réunis vendredi en Conseil de coopération Région-communes pour préparer la réforme de la propreté publique prévue en 2027. Selon Mme Henry, cette première rencontre marque le début d’un travail de concertation destiné à mieux coordonner l’organisation de la propreté en partant des réalités vécues dans les communes.
La future organisation reposera notamment sur une distinction entre deux types de zones, définies sur la base de données telles que la densité de population ou la typologie de l’habitat. Cela permettra d’adapter les modalités de collecte aux caractéristiques de chaque quartier. Par ailleurs, a ajouté la secrétaire d’Etat dans un communiqué, 120 espaces-tri seront développés durant cette législature. “C’est un conteneur qui est soit enterré, soit en surface et donc dans lequel les citoyens peuvent venir déposer leurs déchets. Donc suivant évidemment la fraction de déchets qui sera collectée, donc PMC, ordures ménagères ou flux organiques“, explique la secrétaire d’État sur le plateau de Bonsoir Bruxelles.
Deux quartiers bénéficieront chacun d’un projet-pilote de 30 espaces-tri. Ils remplaceront la collecte en porte-à-porte durant la phase test qui permettra d’en tirer les enseignements avant un éventuel déploiement plus large.
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Audrey Henry annonce aussi le retour de la collecte hebdomadaire des sacs verts mais avec une nouvelle subtilité. “C’est un nouveau flux qui va regrouper les sacs oranges et les sacs verts. En fait, le problème qu’on rencontrait dans les sacs verts, c’est qu’il y avait des branchages et donc ça nuisait à la qualité du flux et entrainait des problèmes de collecte. Et donc ici, ce qu’on va demander à nos citoyens, c’est de mettre tout ce qui est vraiment déchet de tonte de pelouse, de feuilles ou de fleurs fanées, dans les sacs verts. Et une fois par mois, il y aura une récolte pour ce qu’on appelle les fagots et donc tout ce qui est branchage.”
Dans le reste de l’interview, la secrétaire d’État revient aussi sur le World Cleanup Day organisé ce samedi et le survol de Bruxelles.
■ Revoir l’intégralité de l’interview d’Audrey Henry dans la vidéo ci-dessus
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