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Le métro a 50 ans : “Aujourd’hui, on aurait du avoir deux fois plus de stations de métro !”

Le 20 septembre 1976, Bruxelles est en fête. La ville inaugure l’arrivée de la toute première véritable ligne de métro. Cette ligne fait 11 km. Elle compte au total 45 wagons et dessert 16 stations. À cette époque, elle relie De Brouckère à Mérode, puis se divise en deux branches : l’une va vers Beaulieu et l’autre continue vers Tomberg. On en parle avec nos invités Geert Charita, Ancien manager mouvement de la STIB, et Luc Bioul, ancien vice-président de la STIB. 

Le roi Baudouin, présent pour l’occasion, s’arrête dans chacune des sept communes traversées par cette première ligne de métro afin de saluer les élus communaux.

Ce projet de métro, on en parle depuis des années. Déjà en 1892, le roi Léopold II imagine faire passer les trains sous Bruxelles. Les tout premiers projets de chemin de fer urbain apparaissent en 1926. Mais ce n’est qu’en 1957 que Bruxelles se dote d’un tronçon de tramway souterrain. Le tunnel Constitution est, en quelque sorte, l’ébauche du concept de prémétro à Bruxelles. C’est ce prémétro amélioré qui va donner naissance au métro tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Geerts Charita, ancien manager mouvement de la STIB, et Luc Bioul, ancien vice-président de la STIB, se souviennent de ce jour. Ils ont connu le métro bruxellois à ses débuts. “L’arrivée de ce métro, c’était une ouverture vers l’avenir. C’est phénoménal de voir d’où l’on vient !”, se souvient Geerts Charita.

Pour l’ancien manager mouvement de la STIB, le métro fait partie d’un ensemble.” Le métro fait partie d’un système et ce système fonctionne comme une mécanique d’horlogerie suisse. Plus c’est organisé, plus les clients sont satisfaits.” 

Les deux hommes saluent les avancées et les évolutions du métro, même s’ils reconnaissent que tous les objectifs n’ont pas été atteints.

Dès les années 60, il y avait des plans établis par la Promotion des transports urbains et, à ce stade, on devrait avoir deux fois plus de stations ! Il y a encore du chemin à faire”, affirme Luc Bioul.

Sur le papier, l’axe nord-sud aurait également dû être prioritaire. Mais pour des questions d’intérêts politiques et de budget, cela ne sera pas le cas.

Aujourd’hui, les quatre lignes de métro s’étalent sur une quarantaine de kilomètres et 69 stations sont desservies.