Brussels deal: le bourgmestre de Schaerbeek craint une aggravation de la situation dans le quartier Nord
Le bourgmestre faisant fonction de Schaerbeek, Martin de Brabant (MR), s’est dit jeudi très inquiet des conséquences de la suppression de 1.000 places d’accueil dans le cadre du Brussels Deal.
Il craint que davantage de personnes se retrouvent à la rue dans le quartier Nord, où la pression reste, selon lui, très forte. Le maïeur affirme ne constater “absolument pas” de diminution de la pression migratoire sur le terrain, malgré les chiffres avancés par la ministre fédérale de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA). “Si la pression migratoire diminue, je m’en réjouis. Par contre, si c’est pour se retrouver avec des personnes dans la rue, notamment dans un quartier comme le quartier Nord qui est déjà extrêmement sous pression, c’est juste catastrophique”, a-t-il déclaré à Belga.
Selon Martin de Brabant, la situation est déjà “extrêmement tendue”. Il estime que des personnes livrées à une très grande précarité risquent de tomber “aux mains des narcotrafiquants et des milieux de la traite des êtres humains”.
Le bourgmestre rappelle que les difficultés observées dans le quartier ne sont pas nouvelles. “Les données judiciaires et policières montrent que dans ce quartier-là, il y a un problème lié à la migration et à l’échec de l’accueil”, souligne-t-il.
Martin de Brabant indique qu’il prendra contact avec le cabinet de la ministre Van Bossuyt afin d’aborder les difficultés déjà rencontrées dans le quartier Nord ainsi que les conséquences potentielles de cette réduction des capacités d’accueil. Il dit également poursuivre le travail sur un “plan Nord” relevant des compétences communales, tout en rappelant que l’accueil des personnes en errance reste une compétence fédérale et régionale.
“Très bien de ne pas gérer ces personnes-là, mais après c’est en rue qu’elles se retrouvent et ce sont les communes qui sont confrontées à des problèmes difficilement gérables“, conclut-il.
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Belga