Fête de la Communauté flamande: Philippe Close assure que “le néerlandais ne dresse pas de murs, mais ouvre des portes”
Dans son discours prononcé le 11 juillet à l’occasion de la fête de la Communauté flamande à l’hôtel de ville de Bruxelles, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), a pris la défense de l’importance du multilinguisme et du néerlandais, y compris à Bruxelles.
“Les parents sont conscients qu’aujourd’hui, le multilinguisme est un atout. Ils savent qu’apprendre le néerlandais ne construit pas de murs, mais ouvre des portes. Pour les études. Pour le travail. Pour l’avenir”, a déclaré M. Close, qui a souligné que 30% des jeunes bruxellois fréquentent aujourd’hui une école néerlandophone.
Samedi, à l’hôtel de ville de Bruxelles, M. Close a accueilli les nombreux invités avec son style bien connu, plein de boutades. “En période de Coupe du monde, tout semble possible. Cela reste l’un des plus beaux phénomènes belges. Nous ne parvenons parfois pas à former un gouvernement en quelques mois… mais nous avons tous immédiatement un avis sur la composition des Diables Rouges. Heureusement, nous n’avons pas de Premier ministre qui s’immisce dans le règlement de la FIFA”, a-t-il déclaré en faisant allusion à l’incident très médiatisé impliquant le président américain Donald Trump et le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Un autre point sur lequel M. Close aime insister est l’importance de la coopération, de l’union des forces, même au-delà des frontières entre les différents niveaux de pouvoir. “La Flandre a compris depuis longtemps qu’on va plus loin quand on unit ses forces. (…) Le changement climatique, le développement de nos entreprises et l’avenir des jeunes… aucune ville ni aucune région ne peut y faire face seule”, a encore ajouté Philippe Close.
Pour être prête à faire face aux changements sociaux rapides, il ne suffit pas de modifier la structure de l’État : la Flandre doit également se retrousser les manches et s’atteler à une “réforme interne de l’État” ainsi qu’à l’instauration d’une “culture” différente, a pour sa part déclaré la présidente du Parlement flamand, Freya Van den Bossche.
Pour Mme Van den Bossche, la structure étatique actuelle en Belgique, avec, “toutes ces couches”, constituait autrefois “une réponse aux questions d’hier”. Aujourd’hui, cette structure constitue “trop souvent un frein aux réponses de demain”.
“Le moment est peut-être venu de repenser nos structures”, suggère la présidente du Parlement flamand. Mais la Flandre doit aussi se remettre en question et s’atteler elle-même à une réforme interne de l’État, une réforme qui ne nécessite pas de “big bang institutionnel”. Une telle réforme interne de l’État a déjà été tentée. “Mais nous ne sommes jamais allés jusqu’au bout. Trop de vetos, trop de tabous, trop de vieille politique. Des choix timides. Le travail n’est pas achevé”, a encore estimé Mme Van den Bossche.
Dans une interview accordée à la radio VRT plus tôt dans la journée, Van den Bossche a également suggéré que le Parlement flamand pourrait fonctionner avec un nombre de membres bien inférieur.
Belga