Colère des enseignants: quelques centaines de personnes rassemblées devant le Parlement de la FWB
Quelques centaines de personnes issues du secteur de l’enseignement, essentiellement des enseignants, se sont rassemblées mercredi devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le centre de la capitale dans le cadre de la contestation contre les réformes du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).
Rassemblés en nombre, les manifestants ont bruyamment exprimé leur désaccord à coup de “Glatigny démission“, “Minerval à 1.200 euros, on n’en veut pas, 30 élèves par classe, on n’en veut pas” ou encore des “Tous ensemble, tous ensemble, grève générale“.
“On est toujours là, malgré les vacances“, explique Mathieu Hovine, parlophone à la main. “On veut montrer que nous ne sommes pas d’accord.”
Les enseignants sont bien décidés à poursuivre le combat. “On ne sait pas faire grève pendant les vacances mais on manifeste et l’année scolaire sera perturbée. On va se réunir pendant l’été pour voir ce que l’on va mettre en place pour la rentrée scolaire“, poursuit Mathieu Hovine. Ce dernier espère que les actions en justice aboutiront et ne désespère pas sur un changement de cap de la majorité, notamment dans le camp des Engagés.
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Le collectif Mars Attacks avait lancé cet appel pour exprimer une nouvelle fois le mécontentement du secteur de l’enseignement à l’occasion de l’avant-dernière séance plénière du parlement avant les vacances parlementaires.
À l’ordre du jour de la séance, il était notamment question d’aborder deux propositions de décret, l’une visant à supprimer la réforme du minerval dans l’enseignement supérieur, l’autre visant à supprimer l’augmentation de charge des enseignants du secondaire supérieur, deux initiatives de parlementaires issus de l’opposition, et donc plutôt symboliques.
Les acteurs du secteur de l’enseignement sont mobilisés depuis plusieurs mois pour faire entendre leur voix partout en Wallonie et à Bruxelles.
Plusieurs points du décret-programme posent problème aux acteurs du secteur de l’enseignement: augmentation de deux heures par semaine pour les professeurs du secondaire supérieur, durcissement des conditions de maladie, suppression de postes ou encore le manque de concertation entre le gouvernement et les syndicats et représentants.
Belga – Photo : Belga Image