Faute de subsides, l’association Angela.D va suspendre ses activités
L’association Angela.D, qui défend un accès équitable au logement pour les femmes et les minorités de genre, employait cinq personnes jusqu’en janvier. Ces contrats dépendaient de l’obtention de deux fonds publics (Innoviris et AIPL). Pourtant promis, ceux-ci “ne sont plus honorés ou arrivent avec des retards critiques”, indique le communiqué.
Cette gestion “impossible” a conduit Angela.D à licencier l’ensemble de son équipe. D’abord, une employée qui avait démissionné à la fin de l’année 2025 n’a pu être remplacée. Ensuite, quatre employées ont été licenciées. Les préavis de deux d’entre elles se sont terminés le 30 juin, tandis que celui des deux autres courent jusqu’à la moitié ou jusqu’à la fin du mois de juillet.
Les coupes budgétaires décidées par le gouvernement bruxellois depuis le mois de février, après 600 jours sans gouvernement, “condamnent” Angela.D, s’insurge l’ASBL.
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Pour reprendre ses activités et espérer embaucher à nouveau plusieurs travailleuses, Angela.D ne réclame pas d’argent supplémentaire, mais “simplement le respect des promesses de l’État”.
Elle espère aussi obtenir le subside développé par equal.brussels pour soutenir la continuité des services essentiels existants portés par la société civile en Région de Bruxelles-Capitale. Fixé à 25.000 euros minimum, il a été lancé le 28 avril 2026, soit deux mois après les premières coupes budgétaires opérées par le gouvernement Dilliès.
Créée en 2018 et portée initialement par un conseil d’administration bénévole, l’ASBL Angela.D employait des travailleuses depuis 2022 sous contrat à durée indéterminée. Le choix du salariat visait à garantir une stabilité d’emploi aux travailleuses et entrait en résonance avec le propos politique et féministe de l’ASBL, explique Charlotte Canard, chargée de plaidoyer.
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Belga