Commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois : plusieurs défauts de gouvernance interne pointés du doigt
La commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois s’est longuement attardée mardi sur la question critique de la gestion et de la gouvernance au sein de cette Société immobilière de service public.
Dans la foulée de la longue audition des journalistes de l’émission “Pano”, à la base de la création de la commission d’enquête, celle-ci a entendu durant quelque sept heures, les auteurs de l’audit organisationnel du Foyer anderlechtois, Catherine Bruynix, auditrice interne, et Laurent Assoumou.
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L’audit en question n’a pas été réalisé en lien avec le reportage. Il fait suite à un premier audit réalisé en 2021 sur le Foyer, comme sur les autres Sociétés immobilières de service public (SISP) de la Région bruxelloise, à l’initiative de la Société du Logement de la Région bruxelloise (SLRB). Celle-ci souhaitait une amélioration globale du fonctionnement des 16 SISP mais aussi de leur fonctionnement interne.
Contrairement à des formules d’audit plus classiques, le travail des auditeurs de la SLRB a été mené sur le terrain. Ce premier audit avait débouché sur 11 recommandations dont quatre, jugées à “risque élevé”, pesaient sur la moyenne alors établie à un score identique. Une nouvelle évaluation menée en 2023 avait permis de relever une amélioration globale: le risque était passé à un niveau “modéré”.
Nouvel audit en 2025
En 2025, un nouvel audit a été effectué notamment parce que le Foyer était confronté à de nombreux changements: un nouveau logiciel de gestion; la préparation d’une forte extension du parc de logements, une demande d’avance de trésorerie à la SLRB et le constat de deux défis jugés majeurs (un déficit de pilotage transversal et une faible capitalisation sur les bonnes pratiques).
Les conclusions de ce travail relèvent, pour 2024, notamment plusieurs défauts de gouvernance: une distinction insuffisante des rôles stratégiques et des rôles opérationnels; une absence de descriptifs de fonctions pour plusieurs membres; une absence de démarche structurée et documentée d’identification dans l’évaluation et le suivi des risques; ou encore des contrôles peu formalisés et insuffisamment automatisés et un pilotage de contrôle interne peu développé, ont rapporté les deux auditeurs devant les députés.
Les conclusions de l’audit évoquent aussi le flou entourant les procédures d’achats et de facturation, mais aussi le mise en place d’un système de gestion qui devrait améliorer la situation. Les deux auditeurs ont encore fait état d’une augmentation significative de certaines dépenses au cours de l’année 2024: le poste “communications” est passé de 595 à 195.000 euros (+37.000%); le poste “réunion” de 36.000 à 108.000 euros (+200%); le poste “autres consultances” a vu ses dépenses bondir de 687%, et le poste “divers” de 570%.
Les deux témoins ont enfin indiqué que le fonctionnement de la cellule de contrôle interne n’était pas clairement défini. Il n’y avait ainsi pas de circuit en place pour automatiser le screening des cahiers des charges.
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Belga