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Survol de Bruxelles : la Région introduit une action en cessation pour la nouvelle trajectoire d’atterrissage

Le gouvernement bruxellois a décidé d’engager une action en cessation contre une nouvelle trajectoire d’atterrissage à l’aéroport national. La Région estime que cette route aérienne accentue fortement les nuisances sonores au-dessus de quartiers densément peuplés et demande une répartition plus équilibrée du trafic.

C’était dans l’air depuis l’intention affichée dans ce sens vendredi dernier au Parlement par la secrétaire d’État bruxelloise d’Environnement Ans Persoons: le gouvernement bruxellois a décidé jeudi de saisir la justice contre l'”autoroute aérienne” qui engendre le survol de Bruxelles par des avions atterrissant sur la piste 07 gauche de l’aéroport national.

Formellement, l’exécutif régional a décidé d’introduire une action en cessation contre le recours à cette route aérienne. Cette trajectoire d’approche guidée par satellite est largement utilisée depuis des mois. Elle engendre le survol direct des quartiers les plus densément peuplés de la capitale et affecte la qualité de vie de plus de 270.000 Bruxelloises et Bruxellois. Cette procédure pourrait, à terme, conduire à l’imposition d’astreintes à l’État fédéral en cas de non-respect des normes bruxelloises de bruit lors des atterrissages sur la piste 07L.

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“Cette situation inacceptable et empêche tout simplement les habitants de dormir. Or, sans sommeil de qualité, il est impossible de vivre décemment. Nous demandons dès lors une répartition plus juste et équitable du trafic aérien, dans le respect de la santé des Bruxelloises et des Bruxellois. Cette démarche judiciaire constitue un moyen de pression, mais surtout un appel au Fédéral à l’action et à la recherche de solutions”, a expliqué Ans Persoons (vooruit), dans un communiqué.

Le recours à cette nouvelle trajectoire d’approche vers la piste 07L avait été annoncée en septembre 2025 comme une phase de test. “Aujourd’hui, il existe un risque réel que son utilisation soit pérennisée. Une telle décision pourrait être prise sans concertation avec les acteurs bruxellois, ce qui constitue une première raison justifiant l’introduction d’une action en cessation”, a détaillé Ans Persoons.

De plus, cette trajectoire survole directement les quartiers les plus densément peuplés de la Région. Selon une étude de l’ULB, plus de 270.000 personnes subissent déjà les nuisances liées à cette route aérienne. Si l’on y ajoute les habitants concernés par les approches vers la piste 07R, ce chiffre pourrait atteindre près de 400.000 personnes, a précisé la secrétaire d’État. Par ailleurs, les mesures réalisées par les sonomètres installés en Région bruxelloise montrent que 96 % des vols dépassent les normes de bruit en vigueur. Des astreintes sont déjà imposées à l’État fédéral à la suite d’une précédente action en cessation, mais celle-ci ne concerne actuellement que les atterrissages sur la piste 01. Pour Mme Persoons, des solutions existent pourtant, comme une adaptation des normes de vent pour mieux répartir le trafic aérien. La seule chose qui manque aujourd’hui, c’est une décision politique du gouvernement fédéral.

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Les communes bruxelloises sont invitées à se joindre à l’action en cessation régionale.

Belga – Photo : Belga Image

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