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La FGTB dénonce “l’usage disproportionné de la force” lors des manifestations contre la réforme de l’enseignement

Comme d’autres organisations avant elle, la FGTB dénonce mardi l’usage “disproportionné de la force” par la police lors des manifestations contre les mesures du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans l’enseignement. Le syndicat socialiste dit s’inquiéter “pour le droit de protester” et dénonce “une atteinte à l’Etat de droit”.

Les violences commises ces derniers jours à Bruxelles, en marge de la manifestation du 4 juin ou par des groupuscules infiltrés durant la manifestation, doivent être condamnées. Cependant, elles ne peuvent justifier ce qui s’est déroulé sous les yeux de milliers de pacifistes: un déploiement sécuritaire profondément inquiétant“, estime la FGTB.

De nombreux jeunes ont rejoint leurs professeurs jeudi dernier, alors que le décret-programme tant décrié par le secteur allait être débattu puis voté par le parlement communautaire. Des échauffourées ont eu lieu et la police a usé de ses armes pour disperser les manifestants dans le quartier de la rue des Colonies. “Autopompes, unités anti-émeutes, charges policières, matraques, gaz lacrymogènes, chiens policiers: voilà ce qui a été opposé à des jeunes venus défendre leur droit à apprendre, à se former et à construire leur avenir“, déplore le syndicat socialiste. Pour lui, la journée s’est transformée en démonstration de force “dont la nécessité et la proportionnalité posent aujourd’hui de sérieuses questions“.

► Voir notre reportage | La police accusée de violences: “Quand on met le contexte on peut expliquer les choses, même s’il faut pouvoir se remettre en question”

Il relève aussi la présence de militaires “armés de fusils d’assaut” à proximité de la mobilisation. “Dans un Etat de droit, l’armée n’a pas vocation à encadrer des mouvements sociaux. Cette confusion des rôles est dangereuse“, car elle “installe insidieusement l’idée que la contestation sociale serait une menace sécuritaire plutôt qu’une composante normale et indispensable de la vie démocratique“.

Gouverner implique d’écouter les signaux de détresse et suppose le respect des libertés fondamentales. Dans un État de droit, cela exige aussi que la force publique protège l’exercice des droits démocratiques au lieu de les contenir“, conclut le syndicat.

C’était également le message du Délégué général aux droits de l’Enfant, Solayman Laqdim, dans une lettre ouverte publiée lundi: “la force publique doit protéger, pas traumatiser”.

► Lire aussi | Manifestation contre la réforme de l’enseignement: la police répond aux accusations de violences

Belga – Photo : Belga Image

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