Manifestation contre la réforme de l’enseignement : le point sur les débordements
Des vidéos montrant des interventions policières lors des manifestations d’hier ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Selon la police, quelque 3 000 personnes étaient présentes et 14 personnes ont été arrêtées.
Benoît Peeters, chargée de mission chez Fapeo accompagnait des jeunes manifestants. Il témoigne d’une journée traumatisante. “Ce qui m’a le plus marqué, c’est de voir ces jeunes qui pleurent, qui crient, qui ont reçu du gaz poivre dans les yeux, qui ne comprennent pas ce qui se passe”, décrit-il.
Des cordons de professeurs se sont formés spontanément pour protéger les élèves dont beaucoup sont aujourd’hui “en état de choc” selon Cathelle Dénoue, chargée de Formation au comité des Elèves francophones. “Je n’ai pas forcément vu d’actes de vandalisme de la part des jeunes. J’ai vu des jeunes en colère, ça oui, mais j’ai surtout vu des violences policières”, affirme-t-elle. D’autres témoins partagent le même récit, mais ont refusé de s’exprimer face caméra.
La police conteste cette version. Dans un communiqué, elle souligne que les images qui circulent “ne représentent qu’un instantané” et qu’elles sont “souvent décontextualisées”. Elle précise que “plusieurs fauteurs de troubles s’étaient mêlés aux personnes présentes dans le seul but de commettre des actes de vandalisme”.
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Le parquet confirme quant à lui 14 arrestations judiciaires, dont 8 personnes mineures, pour port d’armes prohibées, dégradations, coups et blessures, rébellion ou tentative d’incendie criminel.
Contacté, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close n’a pas souhaité faire de commentaire.
■ Reportage de Romuald La Morté, et Yannick Vangansbeek