Surpopulation carcérale : la démission du directeur de Haren doit alerter la classe politique, avance un syndicat
Le fait qu’un directeur de prison expérimenté démissionne en raison de la surpopulation carcérale doit être un signal clair pour la classe politique, a indiqué lundi le syndicaliste de l’ACOD Robby De Kaey en réaction à la démission du directeur de la prison de Haren, Jurgen Van Poecke.
M. Van Poecke a annoncé samedi qu’il quittait ses fonctions, dénonçant la surpopulation carcérale et la pénurie de personnel. “Je le connais en tant que soldat fidèle; dans les précédentes législatures, sous le ministre Koen Geens, c’était un directeur très motivé“, explique le syndicaliste. “Qu’il arrête maintenant en raison de la surpopulation, c’est un signal d’alarme pour tout le monde je pense, y compris pour l’actuelle ministre de la Justice Annelies Verlinden.”
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Robby De Kaey se réfère à la pression actuelle à Haren, le plus grand établissement pénitentiaire de Belgique. “Un nuage noir plane au-dessus de Haren : cette prison a été ouverte bien trop tôt avec trop peu de personnel et un manque de formation. Et dire que cet établissement a ouvert ses portes durant les procès pour terrorisme de 2022. On s’en remet encore à peine et cela prend beaucoup de temps.” Il souligne que 155 places supplémentaires ont été créées récemment, tandis que 270 détenus dorment encore à même le sol. “Ce n’est pas normal.”
Selon M. De Kaey, tout le personnel en pâtit lorsqu’un directeur démissionne. Il n’exclut pas que d’autres prennent la même décision, même s’il souligne que de nombreux directeurs sont jeunes et en début de carrière. Le syndicaliste n’est pas convaincu que les mesures du gouvernement fédéral, comme l’imposition automatique de la surveillance électronique pour certains faits, permettront de faire face à la situation. “Les conséquences de cela sont très faibles, en un an cela correspondra à trois détenus en moins dans toute la Belgique.”
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Belga