Une étude de l’ULB éclaire l’impact de l’âge sur le maintien de l’équilibre
Les personnes âgées font davantage appel aux zones sensorimotrices de leur cortex pour maintenir leur équilibre que les jeunes, qui peuvent compter sur des processus plus automatiques, ressort-il d’une étude menée par des chercheurs de l’ULB Neuroscience Institute et de UCD School of Electrical and Electronic Engineering. Les résultats ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Pour cette étude, les chercheurs ont placé une soixantaine de jeunes d’adultes de moins de 30 ans et le même nombre de personnes de plus de 65 ans debout sur une surface solide et uniforme ou sur un bloc de mousse. Les participants, équipés d’électroencéphalogrammes, devaient alternativement garder les yeux ouverts ou fermés.
Les résultats montrent que les personnes plus âgées présentent une activité cérébrale plus synchronisée avec leur mouvement de maintien de l’équilibre, en particulier dans des conditions de stabilité difficiles. Cette activité cérébrale est corrélée à l’instabilité posturale.
Selon les chercheurs cela suggère que les personnes âgées sollicitent plus les zones sensorimotrices de leur cortex pour maintenir leur équilibre que les jeunes, qui peuvent compter sur des processus plus automatiques demandant moins d’attention. Les personnes âgées présentaient aussi des délais de traitement des informations sensorielles significativement plus longs. Les déficits vestibulaires de certains sujets âgés ne semblent pas expliquer l’augmentation de l’activité cérébrale.
Cette étude “ouvre ainsi la voie à de nombreuses recherches en neurosciences, gérontologie, contrôle moteur et intégration sensorimotrice, visant à comprendre et à moduler les facteurs de risque de chute”, affirme l’ULB.
Belga