Le PS presse le gouvernement de proposer une trêve au secteur de l’enseignement
Face à la mobilisation grandissante du monde de l’école contre les mesures d’économie, l’opposition PS en Fédération Wallonie-Bruxelles a appelé mardi le gouvernement MR-Engagés à proposer une trêve aux partenaires sociaux en suspendant les réformes pour un an et entamer une concertation.
“Faire grève, c’est toujours un échec. Mais cet échec, aujourd’hui, il incombe au gouvernement qui arrive avec quatre mois de retard et qui impose une marche forcée à tout un secteur qui lui dit non“, juge Martin Casier, chef du groupe socialiste au Parlement.
“Le passage en force ne mènera à rien. Quand tout un secteur — de tous les réseaux et de toutes les fonctions — dit non à une réforme, ce n’est pas tout le secteur qui a tort. Une réforme que personne n’accepte n’est pas une réforme : c’est une fracture. Et une fracture dans l’enseignement, ce sont les élèves qui en paient le prix, aujourd’hui et pour les années qui viennent“, a ajouté l’élu.
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Afin de reprendre progressivement contrôle du déficit chronique de la FWB, le gouvernement MR-Engagés a annoncé à l’automne dernier plusieurs mesures d’économies, dont plusieurs dans le secteur de l’enseignement, sa compétence phare qui absorbe l’essentiel de ses moyens. À la suite du dépôt de nouveaux amendements par l’opposition la semaine passée, le vote sur ce plan d’économies au Parlement a été reporté de quelques jours. Les syndicats ont dans la foulée allongé leur préavis de grève jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Invité sur la Première (RTBF) mardi matin, Roland Lahaye, le secrétaire-général de la CSC-Enseignement, n’a pas écarté que le mouvement de contestation perturbe sensiblement l’organisation des traditionnels examens de fin d’année.
Belga