Aller au contenu principal
BX1

Les bourgmestres de la zone Midi répondent aux propos de Bernard Quintin sur la lutte contre le trafic de drogue : “C’est choquant et non conforme à la réalité”

Les bourgmestres d’Anderlecht, Forest et Saint-Gilles contestent les propos de Bernard Quintin sur la lutte contre le trafic de drogue.

Les bourgmestres socialistes d’Anderlecht, Fabrice Cumps, de Forest, Charles Spapens, et de Saint-Gilles, Jean Spinette, ont écrit au ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), pour dénoncer des propos qu’ils jugent contraires à la réalité sur la lutte contre les trafics de drogue dans la zone Midi.

Les trois maïeurs ont réagi à des déclarations publiées le 20 avril dans Le Soir et répétées mardi sur La Première. Bernard Quintin y a, entre autres, affirmé que “la situation est celle qu’elle est car pendant des années ces mêmes personnes ont renoncé à la sécurité. De renoncement en renoncement, on en est arrivé à la situation actuelle”.

► Bonjour Bruxelles | Jean Spinette estime que la Belgique est naïve face aux mafias qui sévissent : “Ce n’est pas du cinéma, c’est réel”

Les signataires rappellent que, depuis 2012, Anderlecht, Forest et Saint-Gilles ont versé des moyens financiers supplémentaires à la zone de police Midi, en plus de leurs dotations de base, afin de renforcer la présence de terrain dans des quartiers confrontés à la vente et à la consommation de stupéfiants. Ils citent notamment le financement durant de longues années des kobans – mini-antennes de police – et l’augmentation régulière des dotations communales .

Selon eux, il n’y a pas eu de désengagement, mais une adaptation du dispositif policier, élargi à l’ensemble du territoire de la zone, ainsi qu’un renforcement des collaborations avec le parquet et la police judiciaire fédérale .

Ils contestent par ailleurs le lien établi entre une réforme locale et la hausse de l’insécurité, estimant que celle-ci s’inscrit dans une tendance plus large observée à l’échelle européenne, marquée par une augmentation du trafic et de la consommation de stupéfiants.

► Dossier | À Bruxelles, l’analyse des eaux usées nuance l’image d’un “épicentre” du crack : “Il n’y a pas de profil type du consommateur de drogues”

“On ne peut pas laisser dire que c’est parce que nous aurions décidé de brider les policiers que nous en serions là aujourd’hui. Par communautarisme ou clientélisme, c’est choquant et non conforme à la réalité”, a résumé Jean Spinette, s’exprimant également au nom de ses deux collègues.

Belga – Photo : Belga

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales