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Olivier Maingain prêt à déposer plainte au pénal pour le survol de Bruxelles : “On ne va pas se laisser faire”

Olivier Maingain était l’invité de Fabrice Grosfilley pour l’interview politique de Bonjour Bruxelles. 

Ce mercredi, la N-VA a appelé à la démission du médiateur fédéral de l’aéroport de Bruxelles-National, Philippe Touwaide, condamné à un an de prison ferme pour des faits de harcèlement à l’encontre du CEO de l’aéroport, Arnaud Feist. Présent sur BX1 ce jeudi matin, Olivier Maingain est revenu sur la situation du médiateur en parlant au passé. “Je ne me prononce pas sur cet aspect, même si je suis un peu surpris par le jugement”, a-t-il admis.

Philippe Touwaide a choisi d’aller en appel, il n’est donc, officiellement, pas condamné par la justice. “Ce n’est pas correct en droit d’exiger la démission de quelqu’un qui n’est pas définitivement condamné. C’est le respect des droits de recours dans un État de droit.”

Déjà suspendu un mois, se dirige-t-on vers une suspension définitive ? “Je crois qu’effectivement, il gênait beaucoup la majorité gouvernementale par son indépendance. Il faisait son travail de constat très régulièrement.”

Mais pour l’homme politique, ces polémiques liées au médiateur cachent la vraie réalité : “Les vraies personnes harcelées dans cette affaire sont les Bruxellois survolés. Les décisions s’accumulent depuis plus de 10 ans et ne sont pas respectées par l’État fédéral.” Olivier Maingain estime que la majorité gouvernementale souhaite changer la dimension de l’affaire en la transposant du politique vers le pénal.

Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert pense d’ailleurs à utiliser la même tactique. “Je vais réfléchir avec mes collègues concernés pour voir si on ne peut pas déposer une plainte au pénal pour harcèlement de population par des survols abusifs”, explique-t-il sur BX1. Plusieurs personnes seraient visées par cette plainte. “Cela peut être contre des ministres, d’abord, puisqu’ils n’appliquent pas les mesures visant à exécuter des décisions de justice qui ont été prononcées (NDLR : Jean-Luc Crucke). Cela peut aussi être les autorités aéroportuaires qui poursuivent une exploitation en dépit de la réglementation. Oui, on va étudier cela sérieusement et on ne va pas se laisser faire, ni se laisser intimider par ceux qui veulent qu’on taise ce débat.”

Olivier Maingain s’oppose toujours à la fusion des zones de police 

Olivier Maingain est aussi revenu sur la fusion des zones de police. Comme plusieurs bourgmestres, il s’y oppose toujours frontalement. “La conférence des bourgmestres, qui s’est réuni hier, a décidé d’intenter les procédures devant la cour constitutionnelle en annulation de certaines dispositions. Il y a un large consensus, même si je ne dis pas que toutes les communes iront en recours.”

Quels points sont particulièrement visés ? “Alors que les zones de police bruxelloises sont déjà très importantes dans nombre d’habitants desservis, il y a une contrainte qui leur est imposée par la loi de fusionner. Alors que des plus petites zones dans le Brabant Flamand n’ont aucune obligation de fusionner. Il y a une discrimination au regard de la constitution qui est faite à Bruxelles alors que ce n’est que facultatif dans les autres régions du pays. Par conséquent, nous allons introduire un recours sur cette base.”

Si recours il y a, cela signifie-t-il que le travail de Bernard Quintin sera retardé ? “Ce n’est pas suspensif, c’est vrai”, admet-il. “Mais il prend le risque d’avoir une décision d’annulation dans l’année et demie qui suit et de revoir tout son travail. Nous l’avons reçu pour négocier et on a fait parvenir des amendements pour proposer des adaptations de la loi, mais il n’en a pas tenu compte. Il dit clairement que c’est un choix politique dicté par le nord du pays avec des fallacieux arguments.”

Il a notamment entendu qu’un policier ne pouvait pas aller sur une autre zone de police. “C’est faux, un policier belge de ce pays peut aller partout si son devoir d’enquête l’y oblige. Je pourrais tuer d’autres faux arguments. Cette fusion va conduire à avoir moins de policiers à Bruxelles que ce que nous avons actuellement.” 

  • Une interview d’Olivier Maingain par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles sur BX1
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