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Une zone franche pour le site Audi Brussels : oui, mais sous quelles conditions ?

Le redéploiement du site Audi sera 100% industriel. Il devrait être possible d’y développer ce qu’on appelle “une zone franche”. Les entreprises qui s’y installeraient pourraient bénéficier de plusieurs avantages, sous conditions.

54 hectares, soit un dixième de la superficie de la commune de Forest, sont en attente de reconversion. La vocation industrielle d’Audi Brussels a été confirmée par le nouveau gouvernement, qui veut en faire une zone franche. Autrement dit, un périmètre où certains avantages seraient octroyés aux entreprises qui s’y installent.

Ce dispositif est approuvé par Brieuc Janssens de Varebeke, manager chez Agoria Brussels, qui représente les entreprises technologiques. “On voit plusieurs volets dans cette zone franche, notamment l’aspect fiscal. On connaît la fiscalité à Bruxelles : elle est complexe, trop élevée aussi pour nos entreprises. Donc il y a plusieurs volets intéressants. Le volet ‘talent’ aussi, avec des cellules d’Actiris qui permettront de faire le lien direct entre les entreprises et les talents bruxellois à la recherche d’emploi. Et puis le côté simplification administrative avec le guichet unique, qui est évidemment intéressant“.

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Les modalités liées à cette zone franche et les obligations qui en découleront doivent encore être précisées. Avec elles, le gouvernement espère provoquer un choc d’investissements et l’arrivée de nouvelles entreprises. Mais ce n’est pas gagné d’avance et cela comporte des risques : “À la fois d’un point de vue légal : il faut faire attention aux aides d’État, c’est toujours un point d’attention“, fait remarquer Marek Hudon, professeur d’Économie à la Solvay Brussels school of Economics. “Et puis, d’un point de vue économique, il faut veiller à ce que ces zones franches ne vident pas d’autres activités économiques en centre-ville, par exemple, tout en permettant d’aller plus loin et de faire des choses qui ne se seraient pas passées autrement“.

Un autre facteur doit être pris en compte : le temps nécessaire pour mettre cet outil en place. “Rien que l’agenda fiscal, économique, la simplification… coordonner tout cela prend du temps. Vu que la législature est en plus un peu plus courte que d’habitude, il va falloir être prudent sur ce qu’on peut attendre en fin de mandat“, précise Marek Hudon.

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Le plus important maintenant, c’est de commencer, mais aussi de s’inscrire dans la durée. Que le gouvernement suivant ne remette pas à plat ce qui a été fait. C’est cette continuité qui est essentielle. Les entreprises ont besoin de visibilité à dix ou quinze ans : elles ne s’installent pas à Bruxelles pour un an ou deux“, insiste également Brieuc Janssens de Varebeke.

Aujourd’hui, la vente du terrain doit encore être finalisée et la question de la dépollution réglée. Le nouveau ministre bruxellois de l’Emploi espère que le nombre de personnes qui travailleront à l’avenir sera équivalent à celui d’avant la fermeture d’Audi : plus de 3.000 personnes étaient employées sur le site.

■ Reportage de Jean-Christophe Pesesse et Frédéric De Henau

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