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“Le diable se cache dans les détails”, “c’est l’Arizona bis” : l’opposition critique le nouvel accord de gouvernement

Après 613 jours (un record du monde) sans gouvernement, 7 partis politiques sont enfin parvenus à un accord jeudi soir. Si l’accord de gouvernement complet et officiel n’a pas encore été publié, les grandes lignes sont déjà sorties et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles font grincer les dents de l’opposition.

Pour le PTB, c’est très clair : il s’agit d’un “gouvernement d’austérité“, déclare Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au Parlement bruxellois. “On annonce un milliard d’euros de coupes dans le budget, cela va de facto impacter les services publics, la Stib, la question du logement… Et nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles taxes qui pourraient arriver.

Même son de cloche pour Zakia Khattabi, cheffe de groupe Ecolo : “J’ai le texte, il fait 20 pages. Je ne nie pas la réalité budgétaire bruxelloise. J’étais à la table (des discussions, ndlr). Mais le diable est dans les détails. Le texte n’est pas assez précis pour nous rassurer sur les orientations qui seront prises. Le tout n’est pas d’avoir le texte, mais de savoir ce qu’ils vont en faire (…) On entend rien sur le social-santé. On entend qu’on sauve Kanal, qu’on remet en scelle un projet Neo qui est un projet des années 80. Je suis très inquiète sur les choix stratégiques qui ont été posés.”

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C’est un gouvernement qui a décidé de prendre le programme de chaque parti – chacun à pris sa part – au lieu de se dire ‘nous allons nous rassembler pour travailler dans l’intérêt des 1,2 million de Bruxellois'”, commente pour sa part Fouad Ahidar de la Team Fouad Ahidar. “Chacun met sa petite page, et avec ça, on en fait un programme. Je m’excuse, mais moi je ne le vois ni de gauche ni de droite. Je vois un programme d’austérité, qui va être dur, dont les Bruxellois vont payer un lourd tribu. J’ai presqu’envie de dire que c’est l’Arizona bis. Et bravo à Bouchez, apparemment il a réussi son pari de faire plier tout le monde, puisque quand tu te rends compte qu’en 613 jours vous n’avez pas de gouvernement, et en 48h ils ont trouvé une solution ? J’ai dû rater quelque chose…

De son côté, Jonathan de Patoul, chef de groupe DéFi, souligne que l’accord de gouvernement ne signifie en rien la fin de la crise politique à Bruxelles. “La crise n’est pas terminée. Il y a trois ans avant d’arriver aux prochaines élections, il faut absolument qu’on résolve cette question. On a déposé une proposition il y a plus d’un an au Parlement bruxellois, elle est bloquée pour l’instant. Il faut réformer le système. Il faut arrêter avec cette double majorité qui est vraiment un facteur de blocage.

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Rédaction – Interviews de Michel Geyer au Parlement bruxellois

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