Après le titre en 2025, quelles ambitions pour l’Union saint-gilloise en 2026 ?
L’Union saint-gilloise joue ce soir son premier match de l’année en déplacement à Dender, en quart de finale de la Coupe de Belgique. Après une année 2025 historique pour le club, que peuvent ambitionner les Jaunes et Bleus en 2026 ?
En 2025, l’Union saint-gilloise a vécu sa meilleure année depuis 1935. Après 90 ans d’attente, les Saint-Gillois ont été sacrés champions de Belgique. Un 12e titre historique au stade Joseph Marien, au terme d’une campagne de play-offs presque parfaite : les Jaunes et Bleus sont parvenus à afficher le meilleur bilan de l’histoire des play-offs, avec 28 points sur 30.
Ce titre de champion de Belgique a mené le club à vivre un autre moment historique : la première campagne de Ligue des champions de son histoire. Les Saint-Gillois ont obtenu certains résultats historiques au sommet européen, notamment une victoire d’entrée 1-3 contre le PSV en déplacement à Eindhoven, ainsi qu’un succès en Turquie face à Galatasaray.
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D’autres matchs ont été plus compliqués, notamment à domicile, avec des rencontres délocalisées au Parc Astrid, marquées par des défaites 0-4 contre Newcastle et l’Inter Milan. Il reste deux rencontres pour les Unionistes dans ce premier tour de la Ligue des champions : un déplacement contre l’un des favoris de la compétition, le Bayern Munich, et la réception de l’Atalanta pour la huitième et dernière journée de la phase de ligue.
En tête du classement pour entamer 2026
Le début de la saison 2025-2026 en championnat est bon pour l’Union saint-gilloise. Les Jaunes et Bleus sont en tête malgré une fin d’année un peu compliquée, avec un faux pas au Cercle de Bruges (1-1), pour terminer l’année avec un bilan de seulement 6 points sur 15. L’Union est toutefois dans le rythme par rapport à ses saisons précédentes dans l’élite.
L’Union compte six points de moins que lors de son meilleur bilan après 20 journées, mais onze points de plus que la saison passée, où les Jaunes et Bleus avaient terminé la saison en trombe pour décrocher le titre de champion de Belgique.
L’année 2025 de l’Union a aussi été marquée par un nouveau changement d’entraîneur. David Hubert a remplacé Sébastien Pocognoli, parti à Monaco, en octobre. Le bilan du nouvel entraîneur de l’Union est de huit victoires, quatre partages et quatre défaites.
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Un bilan pour le moment en dessous de celui affiché par les anciens entraîneurs des Unionistes en première division, avec 1,75 point par match. Il s’agit du chiffre le plus bas pour un entraîneur saint-gillois depuis Thomas Christiansen, qui avait entraîné l’Union pendant une saison en deuxième division.
David, Rodriguez et Florucz comme moteurs offensifs
L’Union saint-gilloise fait partie des meilleures attaques du championnat de Belgique, avec 36 buts, à égalité avec le Club de Bruges. Cela représente une moyenne de 1,8 but par match depuis le début de la saison, un bilan porté par des buteurs efficaces.
Le Canadien Promise David est en tête du classement des buteurs avec huit réalisations. Il partage la première place avec Keisuke Goto (Saint-Trond) et Jeppe Erenbjerg (Zulte Waregem). Raúl Florucz, la nouvelle recrue autrichienne du début de saison, s’est également montré très efficace avec sept buts en 15 matchs.
Florucz est actuellement blessé au mollet, ce qui explique peut-être la petite forme des Saint-Gillois en fin d’année 2025. Kevin Rodríguez, qui dispute sa troisième saison avec l’Union, a lui aussi franchi un cap avec sept buts inscrits en championnat.
Quelques renforts
Sur le terrain des transferts, l’Union Saint-Gilloise s’est déjà montrée active cet hiver avec quatre arrivées. D’abord, l’attaquant allemand Mateo Biondic, en provenance de la troisième division allemande (SV Eintracht Trier 05). Un transfert conclu pour 220 000 euros, selon le site spécialisé Transfermarkt.
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Hier les bruxellois ont annoncé l’arrivée deux nouvelles recrues : le défenseur Massiré Sylla (Lyn 1896 FK), sénégalais élu meilleur jeune de la deuxième division norvégienne et le milieu de terrain, internationnal suédois Besfort Zeneli (Elfsborg). Les deux joueurs ont signé jusqu’en 2030 avec les Jaunes et Bleus.
L’Union a aussi annoncé l’arrivée du gardien Jens Teuckens, joueur de 27 ans libre de tout contrat. Il a signé jusqu’à la fin de la saison avec les Bruxellois. Teuckens devrait occuper le rôle de quatrième gardien dans l’effectif saint-gillois.
Au niveau des départs, l’Union saint-gilloise et Sofiane Boufal ont décidé, d’un commun accord, de résilier le contrat du joueur marocain qui les liait jusqu’en juin 2026. Les motifs du départ du demi-finaliste de la dernière Coupe du monde restent flous.
Pour 2026, nouveau stade et nouveau titre ?
Les ambitions de l’Union pour 2026 sont donc évidentes : tenter de décrocher un 13e titre de champion de Belgique. Pour le moment, les Saint-Gillois sont bien ancrés en tête du championnat depuis la sixième journée, avec un point d’avance sur le Club de Bruges. Le titre pourrait se jouer cette année entre les Blauw en Zwart et les Jaunes et Bleus.
Les Saint-Gillois sont également toujours engagés en Coupe de Belgique, où ils pourraient nourrir des ambitions de trophée. Le dernier doublé Coupe-championnat de l’Union remonte à 1914, le premier doublé de l’histoire du football belge. En cas de victoire ce soir, l’Union jouerait contre Charleroi en demi-finale de la Coupe.
Et puis il y a l’éternel dossier du nouveau stade : l’Union Saint-Gilloise espère des avancées significatives en 2026. Le projet des propriétaires anglais est de faire naître une nouvelle enceinte de 16 000 places sur le site du Bempt pour l’été 2028.
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Récemment, l’Union a obtenu une victoire dans ce dossier. Le Collège de l’environnement, instance indépendante qui statue sur les décisions environnementales dans la capitale, a rejeté les recours des associations contre la dérogation accordée par Bruxelles Environnement. Celle-ci permet notamment à l’Union de pouvoir abattre un peu plus de 300 arbres et d’effectuer les travaux sous certaines conditions. Mais l’Union attend encore l’essentiel : l’obtention des permis d’environnement et d’urbanisme. Elle espère les obtenir dans le courant de l’année.
Rémy Rucquoi