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Schuman : la rénovation du rond-point actuellement à l’enquête publique

Le projet de rénovation du rond-point Schuman est actuellement à l’enquête publique, jusqu’au 15 octobre.

Lors du dépôt du permis d’urbanisme en mai 2019, le potentiel nouveau visage du rond-point Schuman avait surpris : une sorte d’agora urbaine, davantage piétonne et verdurisée, et surmontée d’un gigantesque auvent. Le but : créer “un lieu de rencontre, c’est un lieu emblématique pour Bruxelles. Ce projet incarne l’ambition de notre ville tant d’un point de vue architectural qu’en terme de vision moderne et durable de la mobilité“, expliquait, à l’époque, Pascal Smet (one.brussels / Vooruit), alors ministre bruxellois de la Mobilité.

Notre reportage : “Le rond-point Schuman pourrait devenir une agora urbaine”

Le permis d’urbanisme est aujourd’hui à l’enquête publique, depuis le 16 septembre, et ce jusqu’au 15 octobre. Une commission de concertation est prévue le 28 novembre, peut-on également lire sur openpermits.brussels.

Sont analysés, “le réaménagement de la voirie de façade à façade de la rue de la Loi entre le parc du Cinquantenaire et le rond-point Schuman ; l’aménagement des trottoirs de la rue de la Loi devant les bâtiments du Conseil de l’Europe et le Charlemagne ; la démolition du garde-corps du point de la chaussée d’Etterbeek en direction de l’avenue des Arts et l’élargissement du pont jusqu’à l’alignement ; la modification du régime de circulation ; l’abattage et la plantation d’arbres ; l’installation d’un avent sur le rond-point Schuman et le placement de mobilier urbain“, indique l’avis d’enquête publique, disponible sur le site de la Ville de Bruxelles.

Une fois le permis obtenu, les travaux pourraient débuter au printemps 2021, nous confirme ce samedi le cabinet de la ministre bruxelloise de la mobilité, Elke Van den Brandt (Groen). “Le processus d’enquête publique suit son cours normal, il n’y a donc pas de raison qu’il y ait un délai“, ajoute Pieterjan Desmet, le porte-parole de la ministre.

La Région bruxelloise consacrera une enveloppe budgétaire de 7,78 millions d’euros au projet. “Mais ce budget sera peut-être réadapté, en fonction des éventuelles modifications faisant suite à l’enquête publique“, explique le porte-parole d’Elke Van den Brandt.

À Etterbeek, Vincent De Wolf (MR) rencontrera la ministre pour discuter du projet

Lors du dépôt du permis, la commune d’Etterbeek envisageait d’introduire un recours. Ainsi, Vincent De Wolf (MR), le bourgmestre, annonçait dans les pages de la DH que “nous serons attentifs à l’enquête publique (…) et nous nous réservons le droit de déposer un recours contre la délivrance de ce permis d’urbanisme dont le dépôt a été fait juste avant les élections“.

Contacté par nos soins ce samedi, le bourgmestre explique que “les communes doivent remettre un avis sur le projet avant même la fin de l’enquête publique : c’est idiot, car nous ne connaissons pas encore, alors, l’avis des habitants. À titre personnel, je reste du même avis qu’auparavant : c’est un non-sens total. Du côté etterbeekois, on crée un chemin sans issue, qui amène vers le rond-point pour ensuite renvoyer les voitures vers leur point de départ. Je ne peux pas le comprendre : je soutiens qu’il faut assainir la ville, et réduire la pollution, mais là on va créer des embouteillages permanents dans les rues d’habitation d’Etterbeek, où on cherche justement à recréer une vie locale“.

Une rencontre est prévue entre la ministre de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen) et le bourgmestre d’Etterbeek début octobre, annonce Vincent De Wolf. “Je ne transigerai pas, car ce projet est contraire à la politique voulue de favoriser la vie en ville“, conclut-il.

ArBr – Photo : Dossier d’urbanisme

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19 septembre 2020 - 14h46
Modifié le 19 septembre 2020 - 19h30