Interdiction des trottinettes à Bruxelles : La CSC craint une perte de 60 emplois chez Dott
L’annonce de l’interdiction des trottinettes électriques en libre-service à Bruxelles suscite une vive réaction syndicale.
Soixante emplois pourraient être perdus chez Dott d’ici à la fin de l’année en raison de l’interdiction des trottinettes électriques partagées votée aujourd’hui/jeudi par le gouvernement bruxellois, a alerté la CSC-ACV. Selon le syndicat, la majorité des travailleurs concernés sont peu qualifiés, ce qui rend difficile leur réinsertion sur le marché de l’emploi de la capitale, déjà sous tension.
Il s’agit d’une “décision brutale et socialement irresponsable, prise sans concertation suffisante, ni avec les partenaires sociaux, ni avec les employeurs du secteur”, dénonce la CSC-ACV.
“Aucune réelle alternative n’a été envisagée, alors même que des solutions existaient. Il est inacceptable que des décisions politiques aient pour effet direct de fragiliser des travailleurs déjà vulnérables.” Le syndicat s’étonne que les discussions engagées en avril avec le cabinet du ministre de la Mobilité à la demande de la FGTB et de la CSC afin d’intégrer le critère social dans les choix politiques aient été totalement ignorées. “Au lieu de cela, et contre toute attente, le gouvernement bruxellois a opté pour une solution radicale, sans tenir compte de ses conséquences sociales”, regrette la CSC.
“On ne peut pas résoudre un problème de mobilité en créant un problème social majeur. Ce sont 60 travailleurs et leurs familles qui risquent de basculer dans l’incertitude”, commente Jamal El Yakoubi, secrétaire permanent ACV-CSC Brabant.
La CSC demande une concertation et la mise en place de solutions concrètes visant à préserver l’emploi et à accompagner les travailleurs concernés.
Belga – Photo : Belga Image