Le procès en assises du meurtre du “roi de l’Ilot Sacré” débute mercredi

Le procès de Tarek Ladhari, âgé de 64 ans, débutera mercredi après-midi devant la cour d’assises de Bruxelles avec le tirage au sort des jurés. L’instruction d’audience, elle, débutera lundi matin. Tarek Ladhari est accusé du meurtre de Denis Debouverie, surnommé le “roi de l’Ilot Sacré”. Cet homme âgé de 74 ans, propriétaire de plusieurs restaurants dans le quartier de l’Ilot Sacré à Bruxelles, avait été découvert mort, égorgé, dans son bureau situé dans la Petite rue des Bouchers, le 10 septembre 2008. Selon l’enquête, les faits s’apparentent à un règlement de comptes dans le cadre de relations commerciales conflictuelles. Mais Tarek Ladhari nie toute implication dans le meurtre de celui qui était le propriétaire du restaurant qu’il gérait, et à qui il devait beaucoup d’argent.

Tarek Ladhari, un homme d’origine tunisienne âgé de 64 ans, est accusé d’avoir tué Denis Debouverie. Ce dernier lui louait le restaurant “La Petite Fontaine”, situé juste en face du restaurant “La Vieille Ville”, au-dessus duquel Denis Debouverie avait son bureau et son appartement, dans la Petite rue des Bouchers à Bruxelles.

Denis Debouverie possédait la plupart des restaurants de l’Ilot Sacré, centre historique de la capitale qui comprend la rue Grétry, la rue de la Fourche, la rue des Dominicains, la rue des Bouchers et la petite rue des Bouchers. Il vivait des loyers, plutôt élevés dans ce quartier touristique, de ses biens immobiliers.

Le 10 septembre 2008, Denis Debouverie, âgé alors de 74 ans, a été découvert sans vie, étendu sur le sol de son bureau, l’artère carotide sectionnée.

Les analyses génétiques d’échantillons prélevés sur la scène de crime mettent en évidence le profil ADN de l’accusé à deux reprises. Son ADN a été décelé dans le bas du pantalon de la victime, là où les enquêteurs soupçonnent que l’auteur des faits a saisi la victime pour la tirer sur le sol. Son ADN a également été décelé sur une bouteille de whisky retrouvée dans la poubelle du bureau.
Tarek Ladhari a toujours nié être impliqué de près ou de loin dans le meurtre de celui qui était surnommé le “roi de l’Ilot Sacré”. Il a par contre admis que des conflits d’argent les opposaient. Il devait plusieurs milliers d’euros d’arriérés de loyer à la victime.

L’enquête a révélé que Denis Debouverie, réputé pour être dur en affaires, n’avait pas que des amis parmi les restaurateurs de l’Ilot Sacré. L’un d’eux lui avait envoyé une lettre de menaces et, pour collecter les loyers de ses biens immobiliers auprès de ceux-ci, Denis Debouverie se faisait accompagner d’un garde du corps.

Il aurait également fait l’objet d’une tentative d’enlèvement environ neuf mois avant sa mort, dont plusieurs témoins avaient désigné Tarek Ladhari comme l’un des commanditaires.

Belga

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01 octobre 2019 - 13h39