La FWB valide un projet de décret pour mieux lutter contre le harcèlement et les violences sexistes sur les campus
Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a définitivement validé mercredi en séance plénière un projet de décret visant à mieux lutter contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles dans les établissements d’enseignement supérieur.
Pour la rentrée 2027 au plus tard, les Hautes écoles et universités de Wallonie et de Bruxelles devront dans ce cadre avoir élaboré un “plan stratégique” de prévention et de lutte contre ces violences.
Le dispositif prévoit des programmes de formation, des procédures internes de signalement et de traitement des plaintes, un soutien aux victimes, ainsi que des sanctions disciplinaires envers les auteurs.
Celles-ci pourront aller jusqu’à l’exclusion définitive, avec refus de réinscription dans un autre établissement de la FWB durant trois années.
Le volet disciplinaire du dispositif ne vise toutefois que les seuls étudiants. Les membres du personnel des établissements feront l’objet d’un texte séparé, encore à réaliser.
Une large étude menée en 2023 auprès des établissements supérieurs de Wallonie et de Bruxelles avait mis en lumière une inquiétante réalité: près de 30% des étudiantes, chercheuses et doctorantes interrogées y confiaient avoir été la cible de violences sexistes ou sexuelles au sein même de leur établissement supérieur.
Le programme bénéficiera de 2 millions d’euros chaque année. Une partie du plan sera aussi financée par les budgets sociaux des établissements, soit les fonds destinés à aider les étudiants les plus précaires. Une première évaluation du dispositif est prévue en 2029.
Le décret a été approuvé mercredi par les députés de la majorité MR-Engagés. L’ensemble de l’opposition PS-PTB-Ecolo s’est abstenue. Celle-ci a déploré le risque de contrainte budgétaire sur le nouvel outil ainsi que la non-intégration des membres du personnel dans le dispositif de sanctions.
Belga – Photo : Belga Image