Les 20 bornes électriques promises par la Région arriveront avec du retard

Les 20 bornes de rechargement pour les véhicules électriques annoncées par le ministre de la Mobilité Pascal Smet (sp.a) en février dernier, devaient être installées avant les vacances de Pâques. Mais l’installation a pris du retard, confirme le cabinet du ministre à Bruzz.

Le 18 février dernier, le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (sp.a) avait annoncé en commission Infrastructures du Parlement bruxellois l’installation de vingt nouvelles bornes publiques de rechargement pour véhicules électriques d’ici les vacances de Pâques. Le tout réparti sur les territoires d’Anderlecht, Bruxelles, Etterbeek, Ganshoren, Jette, Auderghem, Schaerbeek, Molenbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Uccle. Cette déclaration faisait suite à l’installation, une semaine plus tôt, des quatre premières bornes proposées par la Région, à Evere.

Mais deux mois après cette déclaration, aucune autre borne publique n’a finalement vu le jour. “Les emplacements demandés par les communes étaient surtout stratégiques. Mais les communes n’ont pas pris en compte le réseau électrique de Sibelga”, explique le porte-parole du ministre, Mathias Dobbels, à Bruzz. Du coup, la plupart des emplacements choisis ne peut être reliée au réseau Sibelga. Les communes et le fournisseur des bornes électriques PitPoint sont donc en train d’étudier de nouveaux emplacements pour installer ces fameux points de recharge.

“Si la Région avait été pleinement compétente…”

Toutefois, le ministère de la Mobilité affirme que les bornes devraient être installées d’ici mai ou juin, au maximum. “Cela aurait pu être plus rapide si la Région avait été pleinement compétente et si nous n’avions pas eu à consulter toutes les communes comme nous devons le faire aujourd’hui”, commente encore Mathias Dobbels.

D’ici la fin de l’année, la Région bruxelloise espère avoir installé cent bornes publiques de rechargement pour véhicules électriques. Chaque borne permet le chargement simultané de deux véhicules avec une puissance maximale de 11 kW (soit près de 3 heures et demie pour une recharge). Il ne s’agit donc pas d’un rechargement rapide. Le réseau n’est pas assez solide pour cela, l’infrastructure nécessaire est trop importante et le coût trop élevé, selon le ministre Pascal Smet.

Gr.I. – Photo : BX1

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10 avril 2019 - 08h53