A la rue, l’ASBL d’aide aux femmes sans-abri Job Dignity plaide pour des subsides

L’association d’aide aux femmes sans-abri Job Dignity, située rue des Foulons à Bruxelles, dispose d’un mois pour trouver des subsides ou des fonds sous peine de mettre la clé sous la porte, a annoncé lundi la fondatrice de l’ASBL, Awatif Majid.

Les huissiers ont fermé le centre jeudi dernier. Le propriétaire a accordé un délai d’un mois pour verser les arriérés de loyers – à savoir 7 mois à 1.600 euros – et ainsi permettre à l’association de récupérer le centre. L’ASBL a également des retards au niveau des charges.

L’association a été fondée en 2012 mais le lieu a été ouvert en 2017. “Il y a une histoire d’amour avant la naissance de Job Dignity“, raconte Awatif Majid. “Je gérais le cercle littéraire Victor Hugo situé à proximité du Samusocial. J’ai rencontré ces femmes qui s’asseyaient sur le seuil de la porte et, jour après jour, j’ai tissé des liens.

A travers le centre, des formations sont dispensées par des professionnels bénévoles et des pensionnés dans divers secteurs, à savoir la vente, l’horeca et le maquillage pour le cinéma. L’association aide ensuite les femmes à trouver un travail et un logement grâce à son réseau de partenaires. Depuis l’ouverture officielle le 17 octobre dernier, journée mondiale de la lutte contre la pauvreté, 5 femmes sans-abri ont été réintégrées dans la société. L’ASBL s’occupe actuellement de 52 femmes sans-abri, principalement issues du Samusocial.

La fondatrice a pris un prêt personnel pour financer les aménagements en matériaux de récupération de ce bâtiment de 5 étages et les loyers des 6 premiers mois. Malgré de multiples demandes, elle n’a pour l’heure pas réussi à obtenir de subsides pour sa jeune association. Les loyers n’ont plus été payés depuis le 15 octobre.
Fabrice Vogt, porte-parole du CPAS de Bruxelles, explique qu’une réunion a été organisée avec l’ASBL Job Dignity le 5 mars dernier. Cette dernière leur a demandé un subside mais le CPAS n’est pas habilité à en verser. Il a été conseillé de prendre contact avec Céline Fremault, la ministre compétente en matière sociale pour la Commission communautaire française (Cocof). Awatif Majid lui a demandé un rendez-vous, mais celui-ci n’a pas encore été fixé.

Belga