Une Clinique de la Ménopause au Chirec pour mieux accompagner les patientes : “Le but est de trouver un nouvel équilibre”
La Clinique de la Ménopause a ouvert ses portes au Chirec en janvier. Elle s’adresse aux femmes en périménopause et en ménopause et leur propose une prise en charge globale. Le but est d’aider les patientes à traverser cette étape de vie dans les meilleures conditions.
Désemparée par les symptômes qu’elle subissait, Iris a choisi de contacter la clinique de la ménopause du Chirec : “Ça impacte ma vie quotidienne. Il y a des changements dans mon état d’esprit, dans mon mental“, décrit-elle. Pas simple, à 45 ans, de mettre un nom sur sa souffrance. “Je me suis mise moi-même des freins en me disant que je ne vais pas aller chez mon médecin généraliste pour ces symptômes. On a tendance à se dire que ce n’est pas grave et que ça va passer“.
Au deuxième rendez-vous, le diagnostic tombe : il s’agit de la périménopause.
Dans cette clinique, l’écoute est la première porte d’entrée avant d’offrir un parcours de soin : “La ménopause, qui est l’arrêt des règles depuis un an, est la phase la plus ‘facile’, parce qu’il y a une stabilité. Une fois qu’on a trouvé le bon traitement hormonal, les patientes sont confortables. La périménopause est beaucoup plus compliquée. Il y a des cycles où les patientes se sentent bien et d’autres ou c’est très très compliqué“, décrit Jeanne Cuvelier, coordinatrice à la Clinique de la Ménopause.
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Si nécessaire, une série d’examens est effectuée, car la ménopause peut avoir de multiples conséquences notamment au niveau du poids, de la solidité des os, mais aussi au niveau cardiaque. “Quand les niveaux d’œstrogène chutent, il y a de nombreuses conséquences au niveau cardio-vasculaire : la pression sanguine augmente, il y a de la rétention d’eau, la masse graisseuse se répartit différemment“, explique Bharati Shivalkar, cardiologue au Chirec.
À chaque cas, un traitement particulier que l’on adapte au fur et à mesure : “Des traitements miracles, il n’y en a pas. Le corps change, il y a des choses qu’on ne retrouvera pas. C’est comme ça. Moi j’explique souvent aux patientes que le but n’est pas tellement de retrouver leur équilibre, mais c’est de trouver un nouvel équilibre“, précise Jeanne Cuvelier.
Aider à la prise de conscience de l’impact de la ménopause est l’un des buts de cette nouvelle structure.
■ Reportage de Jean-Christophe Pesesse et Yannick Vangansbeek